Manifestation à la défense des travailleurs du secteur public et des services publics devant l’Assemblée nationale

Le mercredi 17 octobre, environ 500 travailleurs et travailleuses du secteur public, membres de la CSN, ont manifesté devant l’édifice principal de l’Assemblée nationale pour interpeller le nouveau gouvernement sur l’état des services publics suite à des années de compressions budgétaires. La manifestation s’est tenue alors que la CSN tenait un forum de consultation à Québec sur la prochaine ronde de négociations dans le secteur public.

Les manifestants ont témoigné de la détérioration importante de leurs conditions de travail et des graves impacts des politiques d’austérité néolibérale sur les services à la population. Ils ont demandé un réinvestissement massif dans les services publics.

Parlant du réseau de la santé et des services sociaux, Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnelles, a dit : « La création de mégas structures découlant des fusions d’établissements a entraîné une réelle et malheureuse déshumanisation des services. Le travail n’est plus le même, l’autonomie professionnelle s’est érodée. Nous demandons à l’éventuel ministre de la Santé de considérer l’expertise des professionnel-les et des techniciennes et techniciens, afin que leur travail reprenne tout son sens ». Parmi les problèmes qui ont été évoqués à la manifestation en ce qui concerne ces réseaux, il y a celui de la pénurie de personnel, créée par la détérioration des conditions de travail, la surcharge de travail pour les personnes toujours en poste et un climat général de dévalorisation du travail qui affecte grandement leur moral.

En ce qui concerne l’éducation, de sérieuses préoccupations ont été soulevées au sujet des conditions de travail précaires qui se développent de plus en plus parmi le personnel enseignant et de soutien et de la subordination accrue de la formation aux « besoins du marché ». Face à la promesse du gouvernement Legault d’abolir les commissions scolaires, les manifestants s’y sont opposés avec force, voyant cela comme une étape vers une restructuration antisociale de tout le secteur de l’éducation comme cela s’est produit dans la santé avec les libéraux. « Nous ne voulons surtout pas d’une réforme Barrette en éducation », a affirmé Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics.

Avant de quitter la colline Parlementaire, les manifestants ont tenu à rappeler au nouveau gouvernement que le secteur public a grandement contribué et contribue toujours au développement du Québec et que les travailleuses et les travailleurs des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux et des organismes gouvernementaux seront là pour défendre les services à la population au cours des prochains mois et des prochaines années.

(Photos : CSN)

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