Retenir le personnel en soins de santé en Outaouais passe par l’amélioration des conditions de travail et non par leur détérioration

Le 9 octobre, les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Outaouais, plusieurs avec leurs enfants et leurs alliés, ont fait une marche symbolique vers l’Ontario organisée par le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO). Elles se sont rassemblées devant l’hôpital La Pieta à Hull et ont ensuite traversé le pont Alexandra pour se rendre à Ottawa. Tout au long de la marche, les professionnelles en soins ont scandé des slogans pour dénoncer différents aspects de leurs conditions de travail éreintantes que l’employeur, le Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Outaouais (CISSSO), veut aggraver encore davantage. Parmi les demandes de concessions demandées par l’employeur pendant la ronde actuelle de négociations locales pour le renouvellement de la convention collective, on compte le temps supplémentaire obligatoire, l’abolition d’une fin de semaine de congé sur deux pour forcer les professionnelles en soins à être disponibles toutes les fins de semaine, et la possibilité de modifier l’horaire de travail à moins de 48 heures, sans préavis. Il y a aussi la demande aux infirmières de se déplacer sur plusieurs kilomètres de distance pour aller travailler dans des endroits différents selon le bon vouloir de l’employeur.

La marche vers l’Ontario symbolisait l’exode des infirmières qui pourrait se produire si leurs conditions de travail ne cessent de s’aggraver. Les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes disent haut et fort que pour retenir le personnel, l’employeur doit améliorer les conditions de travail, en commençant par l’abolition du temps supplémentaire obligatoire où les infirmières doivent parfois travailler 12 heures et même plus sans pause.

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