Quand la défaite devient une préoccupation morbide pour les partis traditionnels

Les partis qui rivalisent pour former le prochain gouvernement ont formé un cartel qui s’accroche au pouvoir par tous les moyens possibles. Leurs querelles partisanes et sectaires font ressortir plus clairement chaque jour qu’ils n’ont pas de plan pour s’attaquer aux problèmes de la société québécoise. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’aucun d’eux ne réussit à se distinguer dans cette élection et que la défaite devient pour eux une préoccupation morbide qui s’exprime dans chacun de leurs faits et gestes.

Une fois que retombera la poussière des querelles sectaires et de la rivalité pour le pouvoir, il y aura la vérité toute nue : pour eux il n’y a pas de corps politique appelé à exprimer une volonté souveraine mais seulement des «électeurs» qui ont pour tâche de choisir lequel d’entre eux a les «meilleures» politiques et devrait par conséquent former le gouvernement. Toute une gamme de politiques sont offertes. Il y a des politiques «de gauche» et des politiques «de droite». Il y aurait même des «communistes» parmi eux avec des motifs cachés – de s’emparer du monde!

On dit que c’est une élection du changement. Le changement n’est pas une affaire de bonnes ou de mauvaises politiques. Le changement, c’est changer la direction fondamentale de l’économie. Cela veut dire prendre des décisions politiques qui activent les forces productives humaines qui peuvent réaliser ce changement.

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