Pour que les choses soient très claires

Hier, Chantier politique a publié deux mises au point, une intitulée « Le spectre du communisme » et l’autre « Que les choses soient claires ». Les deux articles ont abordé la question de ce que veut dire être communiste. Le PMLQ est assurément communiste et c’est pourquoi il n’a pas d’ordre du jour caché. Aujourd’hui, Chantier politique publie deux autres mises au point: « Pour que les choses soient très claires, » et « C’est important que les choses soient claires ». Ces mises au point traitent de l’accusation que Québec solidaire est communiste et du lien erroné qui est fait entre cette accusation et un ordre du jour caché.

S’il est vrai qu’il n’y a rien de caché dans l’ordre du jour de QS, cet ordre du jour n’a rien de communiste non plus. Bien que ses méthodes de travail soient différentes de celles des partis de type traditionnel qui ont formé les gouvernements jusqu’ici, QS est un parti qui essentiellement est comme les autres avec lesquels il est en concurrence pour former le gouvernement. Ces partis se basent sur l’idée qu’ils ont de bonnes politiques tandis que celles de leurs rivaux sont mauvaises.

Cependant, dans le gouvernement qui vient d’être dissous, QS n’a pas été en mesure de discerner l’objectif antiouvrier et antisocial de lois clés comme la Loi 101, Loi donnant suite aux recommandations de la Commission Charbonneau en matière de financement politique, et la Loi 152, Loi modifiant diverses dispositions législatives concernant le domaine du travail afin principalement de donner suite à certaines recommandations de la Commission Charbonneau. Ces deux lois proviennent de la Commission Charbonneau dont l’objectif principal a été de masquer que la source de la corruption est le contrôle des monopoles sur la société et le gouvernement, et non les travailleurs et leurs organisations de défense. Les deux lois cherchent à résoudre les problèmes en criminalisant les travailleurs et le peuple.

Ces lois ont aggravé la crise dans laquelle la démocratie qui paie les riches est plongée. Cela crée une situation par laquelle aucun des partis qui sont promus par la classe dominante n’est considéré par le peuple comme une alternative viable en ce moment. QS n’en continue pas moins de grimper dans les sondages parce que les gens en ont plus qu’assez de la lutte sectaire et des vaines chicanes qui ont été un trait marquant de cette campagne.

Rien de tout cela n’est discuté pendant l’élection parce que cette lutte entre bonnes et mauvaises politiques empêche de voir de quelles politiques on a besoin pour résoudre les problèmes de la société. Cela cache la nécessité de donner un objectif à la société en ce moment. Un meilleur Barrette, c’est encore un Barrette, une rue barrée dans laquelle les besoins du peuple et de sa société ne sont pas considérés et où seules les demandes des riches pour leur profit le sont.

Nous vivons dans une période de mondialisation et de destruction nationale néolibérale. Il faut que les travailleurs soient en mesure de donner un nouvel objectif à la société, un objectif qui correspond aux besoins de notre temps.

(English)