« De l’air de qualité pour une basse-ville en santé », disent les citoyens

Le 22 septembre, plus de 350 personnes ont manifesté dans les rues de Limoilou dans la région de la Capitale-Nationale sur la question de la qualité de l’air. Elles ont parcouru les deux côtés de la rivière, Limoilou et St-Roch, touchant deux circonscriptions, Jean-Lesage et Taschereau. Les gens refusaient que cette question soit exclue des enjeux électoraux et ont donc organisé cette action. Ils ont exigé que les partis se prononcent. Les candidats libéraux et caquistes n’étaient pas présents.

Au rassemblement, la première personne qui a parlé, Véronique Lalande, est active depuis déjà quelques années à la défense de la qualité de l’air. Elle est l’instigatrice de ce mouvement contre les « poussières rouges » qui proviennent du port de Québec. C’est en 2010 que la présence de ces poussières a été constatée. Elle est à l’origine de 2 recours collectifs. Le premier recours sera entendu le 25 octobre. Elle a insisté sur l’importance de ce que les gens font aujourd’hui, soit faire entendre leurs voix.

« Trois ou quatre personnes m’ont approché, a-t-elle dit, et m’ont demandé : pourquoi n’irais-tu pas en politique ? ». Elle leur a répondu : « Qu’est-ce que tu penses que je fais aujourd’hui ? ». C’était, autrement dit, un appel aux gens de prendre en main eux-mêmes ces questions et aussi d’exiger des candidats aux élections qu’ils se prononcent sur celles-ci.

Le deuxième orateur, de Zérodéchet, a parlé du problème que pose le gigantesque incinérateur à Québec alors que contrairement aux autres villes, Québec brûle ses déchets au lieu de les enfouir. Le troisième, du conseil de quartier, a parlé du besoin de convertir l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain pour assainir l’air et contribuer à améliorer la vie urbaine.

Claude Moreau, le candidat du PMLQ dans Jean-Lesage, a aussi pris la parole au rassemblement. Claude travaille depuis 45 ans à l’hôpital Saint-François-d’Assise comme mécanicien de machinerie fixe, un milieu de travail au sein duquel il a mené plusieurs luttes. Il sait de quoi il parle quand il traite du problème de la pollution de la Basse-Ville.

« J’y ai étudié, je demeure ici et j’ai élevé mes enfants ici », a-t-il dit.

« Dans la Basse-Ville, à Limoilou, les vents dominants maintiennent la pollution ici. On sait d’où vient cette pollution : le port, l’incinérateur. C’est moi qui change les filtres à l’hôpital, je vois bien le résultat. Il y a aussi la légionellose, qui vient de tours d’eau mal entretenues. Tout ça affecte la qualité de l’air. Dans ce dossier, le droit du peuple doit prévaloir sur les droits des monopoles et, ici, l’État n’est pas du bon bord », a-t-il ajouté.

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