Les importations et exportations du Québec

Total des exportations (2017) = 85,10 milliards de dollars

Note : Les chiffres sont en dollars 2007 enchaînés. Le total apparaît bien moindre qu’en dollars courants à cause de l’inflation. Cependant, les chiffres semblent supérieurs au PIB du Québec. En fait, de nombreuses méthodes sont utilisées pour produire des données sur l’activité économique, ce qui se traduit par une grande variation de résultats. Les totaux d’exportation utilisés ici sont les prix du marché au moment de la vente en dollars équivalents de 2007. Le prix de vente comprend à la fois la valeur ancienne et la valeur nouvelle de la marchandise, contrairement au PIB, qui est conçu pour mesurer uniquement la nouvelle valeur ajoutée au cours d’une période de déclaration donnée, généralement un an. Si le PIB était déclaré aux prix du marché des biens et services, il inclurait la valeur déjà déclarée pour une période antérieure et non seulement la valeur produite au cours de l’année en question.

Destination des exportations (2017 – approximative)
États-Unis = 60,276 milliards de dollars (70,8 % du total)
Chine = 2,86 milliards de dollars (3,36 % du total)
Mexique = 1,755 milliard de dollars
France = 1,693 milliard de dollars
Japon = 1,363 milliard de dollars

Principaux produits d’exportation (2017)
1) Fabrication de produits aérospatiaux et de leurs pièces = 10 milliards de dollars
2) Aluminium et alliages d’aluminium sous forme brute = 7,5 milliards de dollars
3) Minerais et concentrés de fer = 2,4 milliards de dollars

Les exportations d’électricité vers les États-Unis et le reste du Canada = 1,527 milliard de dollars (2014)

65 % de ces exportations ont été destinées aux États-Unis (993 millions de dollars) et 35 % (534 millions de dollars) au reste du Canada.

Total des importations au Québec (2017) = 77,401 milliards de dollars

Importations au Québec et pays d’origine (2017) :
États-Unis = 24,641 milliards de dollars (31,8 % du total)
Chine = 10,95 milliards de dollars (14,18 %)
Allemagne = 3,597 milliards de dollars
Royaume-Uni = 3 278 milliards de dollars
Mexique = 1,902 milliard de dollars

Principaux produits d’importation (2017 – tous les chiffres en dollars sont approximatifs en dollars enchaînés de 2007)
– Pièces d’aéronefs et autres équipements aérospatiaux = 6,5 milliards de dollars
– Produits pharmaceutiques et médicinaux = 3,4 milliards de dollars

La balance commerciale dans le secteur de l’énergie est particulièrement intéressante (chiffres de 2013) :
Électricité = 1,527 milliard de dollars (excédent)
Pétrole = -12,197 milliards de dollars (déficit)
Gaz naturel = -1,244 milliard de dollars (déficit)
Charbon = -90 millions de dollars (déficit)
Déficit total dans le secteur de l’énergie = -12,178 milliards de dollars

Origine de l’approvisionnement en pétrole brut à partir de 2006, 2013 et 2014 (notez l’augmentation spectaculaire des Amériques, principalement aux États-Unis)
2006 2013 2014
Amériques (incluant le Canada) 15,1 % 19,7 % 63,1 %
Mer du Nord 38,7 % 21,7 % 8,6 %
Afrique, Moyen-Orient et autres pays 46,2 % 58,7 % 28,3 %

Comparez le commerce Québec 2014 avec le reste du Canada et internationalement

Note : Les chiffres de 2014 de Statistique Canada sont au prix de base ou en cours et ne sont pas enchaînés au dollar de 2007 pour tenir compte de l’inflation. Ils semblent donc beaucoup plus élevés que les chiffres ci-dessus tirés de la publication de l’Institut de la statistique du Québec Le Québec chiffres en main, qui sont en dollars enchaînés.

Total des exportations du Québec vers le Canada et les autres pays (2014) = 172,777 milliards de dollars

Exportations internationales (2014) = 105,365 milliards de dollars

Exportations du total des biens et services du Québec vers le reste du Canada (2014) = 67,412 milliards de dollars

Les exportations vers le reste du Canada représentent 39 % des exportations totales et 18 % du PIB du Québec.

Pour une information plus détaillée sur tous les produits disponibles, voir la page interactive de Statistique Canada. Statistique Canada énumère tous les produits exportés du Québec, à la fois au Canada et à l’étranger, dans une longue liste. Choisissez un produit et cliquez sur Appliquer. Par exemple, faites défiler jusqu’à Aéronefs et appliquez et vous obtenez :

Exportations interprovinciales d’avions = 0,659 milliard de dollars
Exportations internationales d’avions = 6,347 milliards de dollars

Les lecteurs doivent savoir que les Québécois et le gouvernement québécois ne contrôlent pas les importations et les exportations. Le contrôle est exercé en vertu de la propriété des sociétés engagées dans le commerce. La propriété de la plupart des entreprises a une portée supranationale, le contrôle étant principalement exercé à l’extérieur du Québec. Le commerce, tant les importations et que les exportations, est motivé par les intérêts privés des oligarques qui possèdent et contrôlent les entreprises en question. Les Québécois et les gouvernements n’ont pas de contrôle souverain sur le commerce, qui constitue pourtant un secteur majeur de l’économie. Les oligopoles supranationaux sont devenus si grands et puissants qu’ils veulent éliminer toute autorité publique sur le commerce et le soumettre à leur autorité privée pour servir leurs intérêts privés, non les intérêts du peuple québécois et de son économie.

Discussion sur les rapports économiques : Le problème des rapports économiques émanant d’autorités telles que les gouvernements, Statistique Canada et les grandes entreprises est qu’ils ont un parti pris et une perspective antitravailleurs. Ils refusent de reconnaître que les travailleurs, par leur temps de travail, transforment la richesse naturelle en valeur économique. L’utilisation des prix du marché ou des comptes d’entreprises comme base dans la rédaction des rapports et la publication de chiffres économiques détourne l’attention de l’examen et de la compréhension de la source réelle de la valeur économique et de la recherche de solutions aux problèmes économiques favorisant le peuple et son économie.

Les préjugés antiouvriers et antisociaux et les perspectives de l’élite dirigeante font de la classe ouvrière un coût de production plutôt qu’une source de valeur. Au lieu de voir la classe ouvrière comme le facteur le plus précieux d’une économie moderne et de garantir aux travailleurs leur bien-être, leurs droits et leur sécurité en tant que moyens de garantir le bien-être et la sécurité de tous, l’économie s’attaque au facteur humain, celui qui produit toute la valeur économique. Une transformation fondamentale des perspectives et des pratiques est nécessaire si l’on veut humaniser les lieux de travail et l’environnement social et naturel, garantir le bien-être et la sécurité des travailleurs et les intérêts généraux de la société. La lutte pour le renouveau démocratique et un Québec moderne qui défend les droits de tous et toutes doit être sérieusement engagée si l’on veut résoudre les problèmes de l’économie et réaliser le rêve de bâtir une nouvelle société digne des êtres humains.

(Sources : Le Québec chiffres en main, ministère des Finances du Québec, Statistique Canada)

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