Tornade en Outaouais, de nombreuses familles à la rue

Le PMLQ transmet ses pensées et son soutien aux sinistrés de Gatineau suite au passage de la violente tornade vendredi sur l’heure du souper dans les quartiers Mont-Bleu et Cité-des-Jeunes de Hull. D’autres régions ont aussi été touchées: Dunrobin, Ottawa, Prescott Russell et plusieurs autres.

Les dégâts sont énormes, les gens durement éprouvés. Des toitures ont notamment été arrachées, des arbres ont été déracinés et des voitures ont même été renversées par la force des vents.

De nombreux bâtiments, dont des résidences, ont été lourdement endommagés. Des centaines de personnes ont été relocalisées et hébergées  chez des amis, des membres de la famille et dans des centres d’hébergement temporaire dont le pavillon Gabrielle-Roy du Cégep de l’Outaouais. La Ville de Gatineau a annonce dans un communiqué que  215 bâtiments ont été endommagés ou détruits et un total de 1686 logements ont été affectés.

Nous exprimons notre solidarité avec les premiers intervenants, les pompiers et le personnel d’urgence qui travaillent depuis sans relâche pour aider les gens et leur fournir un refuge, et rétablir l’électricité à plus de 50 000 foyers. Nous saluons le travail infatigable des citoyens du quartier, des familles, et des comités de parents et autres qui apportent leur soutien en préparant des repas, en ramassant les nombreux déchets qui jonchent le quartier et en s’occupant des voisins, des personnes et familles vulnérables et des personnes âgées.

Communiqué émis par Logemen’occupe

Gatineau, le 22 septembre 2018 — Suite à la tornade de catégorie F2 qui a poussé des rafales au-delà de 180 km/h dans l’ouest d’Ottawa et à Gatineau hier vers 17 h, des dommages considérables à de nombreux immeubles à logement sont survenus laissant à la rue des centaines de locataires.

Devant cette situation catastrophique, Logemen’occupe demande à M. Philippe Couillard, premier ministre du Québec, de réactiver rapidement le programme d’aide aux ménages sans logis comme celui qui était en place lors de la crise du logement du début des années 2000. Logemen’occupe demande également qu’un comité de relocalisation soit rapidement mis en place avec l’ensemble des partenaires qui ont une expertise dans ce domaine. Pour Logemen’occupe, il est essentiel que ce comité dispose de tous les outils nécessaires afin de faciliter le retour à la vie normale des sinistrés.

Au même titre que la crise du logement du début des années 2000, Logemen’occupe estime important que le gouvernement du Québec, via la Société d’habitation du Québec, réactive son programme d’aide aux villes pour permettre aux villes de Gatineau et de Pontiac d’offrir le transport des biens et des meubles des ménages démunis ainsi que l’entreposage le temps que ces ménages puissent se trouver un nouveau logement. Des unités de supplément au loyer d’urgence (PSLU) devraient également être offertes rapidement et en nombre suffisant afin d’aider les ménages démunis à se reloger rapidement dans d’autres unités, souvent inabordables, du secteur privé.

Pour plus d’informations : François Roy, 819.210.8888 cellulaire

Mise au point

Deux jours après que l’Association générale des étudiantes et étudiants du cégep de l’Outaouais ait justement organisé un débat dans lequel la question de l’environnement a été soulevée, certains secteurs de Gatineau ainsi que d’autres d’Ottawa, Kanata et ailleurs dans la région ont subi des pertes considérables à cause de la tornade qui a frappé de façon soudaine et sans merci hier après-midi. Un point saillant est que ce sont les plus démunis qui ont été touchés le plus durement par la tornade. Non seulement leurs pertes sont plus sévères puisqu’ils n’ont pas les moyens d’avoir une assurance, mais leurs habitations sont les moins solides. Il y a maintenant au moins 600 personnes de tous âges qui ont dû trouver refuge au Cégep de l’Outaouais, coin Cité des Jeunes et boulevard Mont-Bleu. L’école secondaire, qui est tout près, a subi d’énormes dommages sans que les familles sachent si les élèves auront une place où aller lundi.

Il n’y a rien de mystérieux dans le fait que les plus vulnérables sont ceux qui souffrent le plus des dommages climatiques, mais c’est certain que les remèdes existent, comme construire des maisons qui sont faites pour les êtres humains qui les habitent et ne pas attendre plus d’un an pour que cela devienne une réalité, ce qui n’est toujours pas le cas pour les propriétaires de résidences à l’embouchure de la rivière Gatineau qui attendent toujours d’être dédommagés par le gouvernement du Québec pour avoir subi les conséquences des inondations record de 2017.

Le premier ministre et le chef de l’opposition officielle sont venus dans la région, hors campagne disent-ils et l’un a dit qu’il est venu apprendre de ces désastres pour savoir ce qu’on peut faire.

Ce dont le peuple a besoin n’est pas un mystère. Tout le monde travaille pour y arriver. Les partis du pouvoir peuvent faire prendre des photos d’eux-mêmes en train de serrer des mains et ils promettent de jeter de l’argent sur le problème quand c’est le facteur humain qui est nécessaire, dont la société a le plus besoin dans la politique sociale et économique. Les promesses d’aider avec les assurances, comme dans le cas des sinistrés des innondations de l’année dernière, montrent de quoi est faite leur « générosité. » Il est clair qu’ils ne feront rien de fondamentalement différent.  Comme pour l’élection, dans des cas de sinistres comme celui-là, ce sont les citoyens qu’il faut entendre, et passer à l’action sur cette base, comme font plusieurs de nos concitoyens.  Voilà pourquoi il faut le renouveau démocratique. Il faut que le peuple soit au pouvoir, pas les représentants des riches !
Réflexion

S’unir pour trouver des solutions aux problèmes environnementaux

Pierre Soublière —

Lors du débat des candidats organisé par l’AGEECO le mercredi 19 septembre, un étudiant est intervenu pour parler de sa préoccupation face à la protection de l’environnement et, si l’on se fie aux applaudissements unanimes dans la salle, tout le monde partageait sa préoccupation. Il a dit que la position de certains partis, dont le Parti marxiste-léniniste, était claire sur la protection de l’environnement et qu’il présumait que chaque parti avait au moins un élément de solution pour contribuer à l’urgence d’agir face aux changements climatiques. Alors, pourquoi tous les partis ne mettent-ils pas toutes leurs idées ensemble et ne travaillent-ils pas ensemble pour trouver des solutions aux problèmes majeurs de l’environnement ?

La question était très pertinente. En fait, elle touche au coeur du problème. Le processus politique actuel fait en sorte que le but premier des élections n’est pas de résoudre quelque problème que ce soit auquel est confrontée la société aujourd’hui, mais de maintenir au pouvoir un gouvernement, préférablement majoritaire, qui va prétendre avoir le « mandat » du peuple et qui va mettre en oeuvre la volonté d’intérêts privés. Ces intérêts privés, comme nous en avons discuté, ne cherchent pas à régler ces problèmes puisque leurs objectifs sont mieux servis lorsqu’ils ne sont pas entravés par des soucis d’environnement naturel ou social. On n’a qu’à penser au désastre écologique des sables bitumineux en Alberta, aux oléoducs qu’on veut faire passer dans nos communautés, à la tragédie de Lac-Mégantic, etc.
D’où la nécessité du renouveau démocratique. Nous sommes tous préoccupés par la situation créée par les changements climatiques, les grands changements météorologiques, par la destruction de l’environnement naturel comme le danger qui pèse sur la rivière des Outaouais avec l’enfouissement de déchets nucléaires à Chalk River. Mais qu’est-ce qui bloque ? Ce processus politique est un de ces obstacles et c’est pourquoi nous devons trouver de nouvelles façons de faire par lesquelles les gens pourront donner suite à leur volonté de changement, mettre à profit leur expertise et mettre en oeuvre les décisions qu’ils auront prises collectivement : en un mot, s’investir du pouvoir de décider.

Pierre Soublière est le candidat du PMLQ dans Hull.

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