Les travailleurs en lockout d’ABI demandent toujours la reprise des négociations avec les propriétaires

Le 6 septembre dernier, la direction du Syndicat des Métallos du Québec ainsi que le vice-président international des Métallos (United Steelworkers) ont rencontré les représentants de la haute direction d’Alcoa à Pittsburgh. Le directeur québécois des Métallos, Alain Croteau, a qualifié le ton de la rencontre de « respectueux » et ajouté que des pistes de solutions pour tenter de dénouer l’impasse actuelle ont été discutées. L’impasse vient de ce que le cartel Alcoa-Rio Tinto qui possède l’aluminerie de Bécancour refuse carrément de discuter avec les travailleurs pour en arriver à une entente qui soit acceptable pour eux. Il insiste pour leur extorquer des concessions. Il a retiré de la table son offre de décembre dernier que les travailleurs avaient rejetée, mais que ceux-ci considéraient comme une base de discussion. Alcoa-Rio Tinto a mis les 1300 travailleurs en lockout le 11 janvier et a depuis ajouté la demande d’une réduction de 20 % des emplois syndiqués. Les travailleurs et le syndicat l’ont rejetée, la considérant totalement inacceptable.

Les travailleurs d’ABI demandent que les négociations reprennent sur une base qu’ils jugent acceptable. « Nous sommes prêts à négocier, mais nous ne courons pas après personne », a dit Clément Masse, le président de la section locale 9700 du Syndicat des Métallos, à Chantier politique. « L’employeur connaît notre position et il sait comment nous rejoindre. Il sait que nous sommes prêts à négocier sur la base de l’offre de décembre. L’employeur est arrivé avec une nouvelle demande et il ne peut pas espérer que les négociations peuvent avancer s’il ajoute de nouvelles demandes à la table. Pendant ce temps, le moral des travailleurs est bon. Nous continuons à recevoir des appuis des travailleurs de plusieurs secteurs, y compris un appui financier et l’appui va même s’intensifier dans les semaines à venir. »

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