La lutte des travailleurs municipaux pour leurs droits et leur dignité

En ce moment, les 2400 travailleurs d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM) se battent contre des demandes de concessions majeures, comme la conversion de quarts de travail de jour en quarts de soir et de nuit, l’imposition du temps supplémentaire et la privatisation de services. La demande d’extorsion de concessions de la STM est facilitée par la Loi 24 que le gouvernement Couillard a adoptée en 2016 qui impose un échéancier aux différentes étapes de la négociation, lequel mène directement au décret par loi d’une convention collective si le ministre décide que la « négociation » ne mène nulle part.

Pourquoi la STM négocierait-elle si en fin de compte elle peut décréter les conditions des travailleurs et leur imposer les concessions au moyen des pouvoirs de police que lui a donnés le gouvernement ? Le besoin de changer cette façon de faire est sûrement un enjeu électoral !

Les travailleurs municipaux rejettent avec mépris la prétention que les attaques contre la négociation et leurs conditions de travail et à la retraite sont démocratiques parce qu’elles sont inscrites dans des lois. Au contraire, cela montre que les institutions actuelles ont été directement usurpées par les intérêts privés et qu’on doit les renouveler en investissant le peuple du pouvoir de décider.

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