Données sur l’industrie minière au Québec

L’industrie minière occupe une place importante dans l’économie de nombreuses régions, comme l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec. Elle est à la base de la vie économique et sociale des populations de nombreuses villes.

En 2015, environ 45 000 emplois étaient liés au secteur de l’exploitation minière. Environ 15 000 de ces emplois étaient concentrés en Abitibi-Témiscamingue et plus de 5500 sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec. La masse salariale correspondant à ces emplois s’élevait à environ 1,6 milliard de dollars.

Toujours en 2015, le secteur minier représentait 1,4 % du PIB québécois. Par contre, il représentait environ 17 % du PIB de la Côte-Nord et 22 % du PIB du Nord-du-Québec.

En 2016, il y avait 23 mines actives au Québec et leur nombre est tombé à 19 en 2017.

Les principaux minerais métalliques qu’on extrait au Québec sont l’or, le fer, le cuivre, le zinc, le cobalt et le nickel. On y extrait aussi des minéraux non métalliques, dits « industriels » dont les propriétés sont mises à contribution dans différents produits et usages industriels, comme le sel, le graphite et l’ilménite et la tourbe. On extrait aussi au Québec des métaux rares reconnus comme stratégiques (dans l’aérospatiale notamment) et de haute technologie comme le lithium, le niobium et les terres rares.

Certains des plus grands oligopoles miniers et métallurgiques opèrent dans le secteur minier au Québec, dont Rio Tinto, Arcelor Mittal et Glencore. Selon les données officielles de l’Institut de la statistique du Québec, en 2016, 42,8 % des investissements liés à l’aménagement des complexes miniers étaient sous le contrôle de sociétés étrangères dont le siège se trouve notamment aux États-Unis, au Luxembourg, en Suisse, en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et en Chine.

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