L’enjeu dans cette élection

Jusqu’à présent, la campagne se caractérise par un effort désespéré pour former un gouvernement de parti qui poursuivra la mise en oeuvre des politiques néolibérales. Cela à l’heure où les Québécois et Québécoises sont dégoûtés par la performance des libéraux à payer les riches et à tenter de diviser le corps politique sur une base identitaire.

En attendant, tout est fait pour que les citoyens n’aient pas voix au chapitre. Leur rejet de l’offensive antisociale brutale qui entraîne la destruction des emplois manufacturiers, pille les ressources naturelles et compromet gravement les programmes sociaux est manifeste. Ils méprisent les projets de privatisation des programmes sociaux et de destruction du tissu social pour payer les riches. Mais un silence assourdissant entoure ces efforts des travailleurs et du peuple pour s’investir du pouvoir de décider. Le besoin de nouvellement du processus politique pour que le peuple puisse parler en son propre nom est d’autant plus criant. Tel est le véritable enjeu dans cette élection.

Pour étouffer cette volonté des citoyens de se faire entendre, les cercles dirigeants, avec leurs agences de sondage et leurs médias, ont déjà déclaré que la Coalition Avenir Québec, un parti dit « de droite », est en voie de former le gouvernement avec 37,1 % des voix et 74 des sièges. Les travailleurs, accusés d’être « de droite », sont censés « vouloir » ce parti. Les sondages prévoient également que les libéraux occuperont la deuxième place avec 31,4 % des voix et 40 sièges. Le Parti québécois ne serait plus dans la course, les médias ayant déclaré que, « heureusement », la question nationale n’est désormais plus à l’ordre du jour. Le PQ se voit attribuer 18,4 % du vote et sept sièges. Québec solidaire, quatrième parti à l’Assemblée nationale, est censé pouvoir espérer quatre sièges et 9,7 % des suffrages.

Que comprendre de tout cela ?

L’idée que l’élection a pour fonction de porter au pouvoir des représentants du peuple a été dissipée il y a longtemps. Dans la fiction qu’on nous présente, les jeunes du Québec, qui sont à l’avant-garde des batailles pour humaniser l’environnement naturel et social, veulent simplement gagner de l’argent, se trouver une place dans le système et avoir du plaisir. Les préoccupations exprimées par les travailleurs et sur lesquelles ils se battent sont totalement ignorées.

Le PMLQ appelle les travailleurs et les jeunes à parler en leur propre nom pour exprimer leurs préoccupations et ce qu’ils veulent pour le Québec.

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