Résilience, intelligence collective et courage de la résistance organisée

Actions des forces de la résistance

12 janvier 2024

Bien qu'Israël ait affirmé publiquement au début de l'année qu'il réduisait l'ampleur de ses opérations, les habitants de Gaza affirment qu'ils n'ont vu aucun répit. La moitié nord de l'enclave est toujours interdite d'accès et la moitié sud est devenue une zone de guerre totale au cours des dernières semaines. Les rapports indiquent que, loin de s'atténuer, la brutalité de l'assaut israélien augmente et il n'y a pas de limites aux crimes qu'il commet.

La quasi-totalité de la population a été chassée de chez elle au moins une fois, beaucoup ont été déplacés plusieurs fois et de nouvelles vagues de déplacements sont annoncées chaque jour. Cependant, malgré les conditions désastreuses et l'horreur de l'assaut meurtrier, la Résistance palestinienne continue de démontrer son efficacité. Les pertes israéliennes du 2 janvier témoignent de l'intensité des combats. Israël a annoncé que neuf de ses soldats ont été tués à Gaza ce jour-là, l'une des journées les plus meurtrières de la guerre pour Israël.

Le journal israélien Yediot Ahronoth a rapporté le 4 janvier qu'au moins 12 500 soldats israéliens seront reconnus comme « handicapés » en raison des combats à Gaza et que ce chiffre est une « estimation conservatrice et prudente ». Le nombre de cas de demande de reconnaissance d'un handicap pourrait atteindre 20 000, selon le rapport.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux par des combattants de la Résistance palestinienne montrent à quel point ils sont capables d'anéantir les chars et les forces terrestres d'Israël.

Par ailleurs, l'organisation de résistance libanaise Hezbollah a mené une attaque réussie contre la base de surveillance aérienne israélienne de Meron avec 62 missiles de différents types, tôt le 6 janvier. Le Hezbollah a déclaré que ses combattants avaient effectué des « frappes directes et confirmées ». Il a publié une vidéo montrant que deux dômes de radar avaient été touchés. Il a décrit l'opération comme une « réponse préliminaire » à l'assassinat par Israël du « grand chef Cheikh Saleh al-Arouri et de ses frères martyrs » à Dahieh, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 2 janvier. La réponse du Hezbollah a envoyé à Israël le message qu'aucune base israélienne n'est hors de portée de ses missiles et que ses opérations antisionistes se poursuivront tant que l'agression israélienne contre Gaza se poursuivra. Le Hezbollah montre qu'il dispose d'une grande quantité de missiles et d'armes de toutes sortes et que, même si beaucoup sont arrêtés par le système de défense antimissile Dôme de fer d'Israël, le pourcentage qui passe peut causer des dommages qu'Israël ne peut se permettre.

Il est devenu évident que les explosions et les assassinats des États-Unis et de Daesh en Irak et en Iran respectivement, ainsi que les actions d'Israël contre le Hezbollah et le Hamas au Liban et ailleurs, visent en partie à provoquer l'Iran et le Hezbollah afin de transformer la guerre d'Israël contre Gaza en une conflagration régionale. La réaction des forces de la résistance a fait en sorte qu'Israël n'a pas atteint son objectif d'atténuer la pression qui vient de son incapacité à anéantir la résistance palestinienne, de l'échec de ses services de renseignement le 7 octobre 2023 et de son incapacité à protéger les colons sur les terres contiguës à Gaza et dans le nord d'Israël. Ces Israéliens sont aujourd'hui déplacés, vivant sous des tentes dans des camps de réfugiés, tout comme les Palestiniens ont été contraints de le faire depuis la Nakba en 1948. Il s'agit là d'une violation fondamentale de la promesse faite par Israël de leur fournir gratuitement des terres et de les protéger.

Selon les données de l'Autorité israélienne de la population et de l'immigration, environ un demi-million d'Israéliens ont quitté les territoires occupés, a indiqué le site d'information israélien Zman Yisrael.

Du 7 au 31 octobre, environ 370 000 Israéliens ont quitté la Palestine et 139 839 autres en novembre.

Le site note que ces chiffres n'incluent pas les dizaines de milliers de travailleurs étrangers et de diplomates qui ont quitté la Palestine depuis le 7 octobre en raison de la détérioration des conditions.

En outre, le nombre d'immigrants a diminué, passant d'environ 20 000 au premier trimestre 2023 à environ 11 000 au troisième trimestre. Dans les premières semaines de la guerre, la migration s'est presque arrêtée, le nombre d'immigrants en Palestine depuis le 7 octobre représentant moins d'un pour cent des Israéliens qui ont quitté le pays.

Alors que les médias des États-Unis, du Canada et des pays européens qui soutiennent Israël passent sous silence tous ces faits, il est nécessaire de les prendre en compte pour aller à l'essentiel, à savoir l'ampleur des succès remportés par la Résistance palestinienne.

Christian Legeais, agent officiel du parti marxiste léniniste du Québec
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