La « contre-offensive » ukrainienne n’avance pas

3 août 2023

Le New York Times et d’autres médias qui font de la propagande pour la guerre par procuration en Ukraine pour aussi longtemps qu’il le faudra pour vaincre la Russie disent que l’Ukraine a entamé sa soi-disant grande contre-offensive. Comme d’habitude, c’est un message optimiste malgré les énormes pertes pour l’Ukraine, que ces mêmes sources ont dû reconnaître il y a seulement quelques semaines. L’une d’elle, Politico.eu, écrivait récemment : « L’avance cette semaine pourrait être le début d’une première véritable percée pour les forces ukrainiennes dans leur contre-offensive ». De hauts responsables du Pentagone ont reconnu que la contre-offensive était plus lente que certains l’avaient espéré mais on prétend que Kiev attend son heure. Le Pentagone et les propagandistes pro-OTAN s’inventent des histoires, prétendant que l’Ukraine ne mène présentement que des « actions exploratoires » à la recherche des points faibles de la défensive russe, et tout en gardant ses forces les mieux entraînées en réserve pour sa « contre-offensive majeure ».

Le Kyiv Post du 27 juillet a confirmé informations russes antérieures selon lesquels l’Ukraine a repris son « offensive majeure » entreprise au début de juin, mais a reculé après des pertes massives. Dans la dernière semaine de juillet, les sources russes ont annoncé que la grande offensive de l’Ukraine avait recommencé sur la ligne de contact, mais avec des résultats dévastateurs pour l’Ukraine. Le président de Russie, Vladimir Poutine a déclaré : « Je peux vous dire sans exagérer que nos soldats et officiers ont fait preuve d’héroïsme collectif à tous les niveaux. L’ennemi a eu recours à un grand nombre de blindés en envoyant 50 pièces de matériel militaire au combat. De ce nombre, 39 pièces d’équipement, dont 26 chars et 13 véhicules blindés de transport de troupes, ont été détruites. Le personnel des unités dont j’ai fait mention en ont détruit 60 %, tandis que nos pilotes de combat ont détruit l’autre 40 %. »

L’analyste militaire américain à la retraite possédant une vaste expérience, Scott Ritter, rejette les prétentions du Pentagone/OTAN voulant que l’Ukraine ne mène que des « actions exploratoires ». Il écrit que l’OTAN a choisi ses deux brigades les mieux formées au combat et les mieux équipées pour lancer l’offensive de l’Ukraine le 8 juin. Ces deux brigades ont été formées par les États-Unis en tactiques de groupe interarmes et avaient la mission de lancer toutes leurs forces le long de la ligne de contact. On a fait croire délibérément aux soldats ukrainiens que les troupes russes devant ces deux unités déguerpiraient ou se rendraient dès les premiers signes de combats violents.

Scott Ritter dit que l’OTAN a rejeté la responsabilité de l’échec de l’offensive sur les officiers ukrainiens qui n’ont pas mis en pratique correctement les tactiques apprises à Grafenwoerhr. « Un rapport fuité du renseignement allemand a souligné comment l’Ukraine avait mis de côté ses attaques de formation de masse de véhicules blindés pour passer à des attaques d’infanterie à moindre échelle, abandonnant totalement les opérations de groupe interarmes enseignées par l’OTAN. Ce que le rapport allemand oublie de mentionner est qu’en réalité l’OTAN a tenté d’enseigner en quelques semaines un art militaire qui ne peut être maîtrisé qu’après plusieurs mois, voire plusieurs années. »

Rien n’a changé au cours du mois et des semaines qui se sont écoulés depuis qui puisse changer le résultat d’une nouvelle « offensive majeure » des forces ukrainiennes, selon Scott Ritter. Celles-ci n’ont toujours pas la supériorité aérienne ni l’artillerie ni les missiles nécessaires pour supprimer les forces russes et espérer en sortir victorieuses. En fait, c’est tout le contraire, puisque tant que les forces russes contrôlent l’espace aérien et détiennent une supériorité massive au niveau de l’artillerie, sans parler de leurs lignes défensives bien fortifiées, tous les efforts de l’Ukraine pour obtenir les résultats exigés par l’OTAN sont suicidaires, dit-il.

Selon Scott Ritter, à moins que l’Ukraine ne puisse démontrer qu’elle a la volonté et la capacité de l’emporter sur la Russie, l’« Occident » n’aura d’autre choix que de chercher une « porte de sortie diplomatique » à la guerre. Une telle entente négociée pourrait contraindre l’Ukraine à accepter la perte de territoires actuellement revendiqués par la Russie, ce que le gouvernement de Zelensky rejette catégoriquement.

Christian Legeais, agent officiel du parti marxiste léniniste du Québec
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