La marche du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) pour le droit au logement

La marche « De villes en villages pour le droit au logement » du FRAPRU, partie d’Ottawa le 2 septembre est arrivée à destination à Québec samedi le 29 septembre. Environ 300 personnes ont marché dans les rues de Québec et se sont rassemblées devant l’Assemblée nationale. Elles venaient de plusieurs régions du Québec, dont le Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’Outaouais, Montréal, l’Abitibi, la Montérégie, l’Estrie, la Mauricie et le Bas-Saint-Laurent.

Les orateurs ont dénoncé le silence complet qui a été imposé par l’élection à la revendication et au besoin urgent de logements sociaux pour la population. Ils ont réitéré leurs revendications : la construction de 50 000 nouveaux logements sociaux en cinq ans, l’amélioration du programme AccèsLogis, des investissements supplémentaires de 30 millions de dollars dans le soutien communautaire de même que la reconnaissance formelle du droit au logement dans un code provincial du logement et un contrôle obligatoire des loyers. Ils ont dit que quel que soit le gouvernement qui sera élu le 1er octobre, il doit satisfaire ces revendications urgentes et reconnaître le droit au logement et que les actions vont se poursuivre jusqu’à ce que les revendications aient été satisfaites.

La marche est partie d’Ottawa le 2 septembre dernier et a traversé plusieurs régions du Québec dont l’Outaouais, les Laurentides, Laval, Montréal, la Montérégie et Lanaudière, un périple de 560 kilomètres entre Ottawa et Québec. Une cinquantaine de municipalités ont été visitées.

Le FRAPRU rapporte qu’en plus des centaines d’appuis obtenus d’organisations, tant québécoises que canadiennes et internationales, en cours de route, la marche du FRAPRU a également reçu le soutien de la population, de municipalités, de maires de villages, d’organisations communautaires, syndicales et religieuses de divers horizons.

Le FRAPRU rapporte aussi que le groupe a pu constater un manque criant de logements sociaux, tant parmi les personnes à faible revenu vivant dans des quartiers populaires en transformation qui sont poussées hors de leurs milieux et de leurs réseaux d’entraide que dans les milieux ruraux, en particulier parmi les personnes aînées qui veulent demeurer dans leur milieu.
(Photos: FRAPRU, R. Michaud)

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