Négocier, pas décréter!

La lutte des travailleurs municipaux pour leurs droits et leur dignité contre les attaques de l’État est un enjeu électoral. En produisant les services dont nous dépendons dans notre vie, les travailleurs municipaux produisent une immense valeur pour la société. Leur droit à leur juste réclamation à cette valeur sous forme de salaires, avantages sociaux, pensions et conditions de travail doit être reconnu et garanti. Leur droit de dire leur mot de façon décisive pour déterminer cette réclamation doit également être reconnu et garanti.

Le gouvernement du Québec et divers gouvernements municipaux au service d’intérêts privés suivent le mantra néolibéral que les villes doivent être des plaques tournantes pour l’attraction de l’investissement monopoliste privé. Pour cela, disent-ils, il faut qu’une part toujours plus grande de la richesse produite par les travailleurs soit transférée dans les coffres des grands intérêts privés. Ces intérêts privés qui jouent un rôle décisif ne sont pas nécessairement québécois ou même canadiens ; il s’agit souvent de grandes entreprises mondiales, ou d’entreprises dans d’autres pays qui exercent leur pouvoir ici grâce aux accords de libre-échange supranationaux qui mettent nos services publics à l’encan. Pour servir cet objectif antisocial, l’imposition de conditions de travail au lieu de la négociation, l’envoi des emplois municipaux en sous-traitance pour abaisser les conditions, la privatisation des services ou le vol des régimes de retraite deviennent la norme.

Les travailleurs municipaux mènent une lutte vigoureuse contre les attaques de l’État pour défendre leurs droits et leur dignité et les services. Ils s’opposent par exemple au vol de leurs régimes de retraite par le gouvernement Couillard qui a passé une loi à la fin 2014 à cet effet. Cette loi a pratiquement retiré les régimes de retraite de ce que les travailleurs peuvent négocier, a augmenté les cotisations des travailleurs dans les régimes et forcé les travailleurs à payer pour les déficits passés des régimes de retraite même si ce sont les villes qui n’avaient pas mis les montants requis. Elle a aussi éliminé tout mécanisme d’indexation automatique des pensions des retraités. Les travailleurs municipaux ont intenté une poursuite en cour contre le vol de leurs pensions.

Ils méritent l’appui de tous les Québécois !

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