Les travailleurs et travailleuses de la SAQ défendent leurs emplois et conditions de travail

Les 9 et 10 septembre, les quelque 5500 travailleurs et travailleuses de la Société des alcools du Québec (SAQ) ont tenu de nouvelles journées de grève pour demander un déblocage de leurs négociations afin d’en arriver à une entente qui les satisfasse et en particulier qui réduise immédiatement la précarité de leurs conditions de travail.

Le 10 septembre, des manifestations ont eu lieu dans les rues de Montréal et de Québec et dans plusieurs autres villes du Québec. C’était une quatrième journée de grève des employés syndiqués de la SAQ sur un mandat de six qu’ils se sont votés en juin. Cela fait maintenant 20 mois qu’ils essaient de négocier une convention collective acceptable qui réduit la précarité rampante qui caractérise leurs conditions.

Plus de 70 % des membres syndiqués de la SAQ sont des employés à temps partiel et à conditions précaires dont font partie des horaires qui leur sont souvent communiqués à la dernière minute. Ils travaillent souvent très peu d’heures par semaine et ils sont essentiellement sur appel. Les propositions des employeurs, au lieu de s’attaquer à cette précarité, vont dans le sens d’exiger plus de mobilité et de soi-disant flexibilité, notamment plus de travail pendant plus de fins de semaine.

La SAQ se cache derrière le « cadre financier » du gouvernement du Québec qui est insuffisant pour couvrir les besoins des employés de la SAQ pour justifier son refus de négocier et sa demande de plus de précarité pour ses employés. Pendant ce temps, chaque fois que les travailleurs et travailleuses de la SAQ présentent des revendications pour changer leur situation, ils se font répondre que s’ils persistent à se battre pour ce qui leur revient de droit, ils se mettent un pied dans la tombe, car le gouvernement va utiliser cela comme prétexte pour privatiser la SAQ.

Les employés syndiqués rejettent ce chantage et ces menaces et demandent des conditions de travail pour tous et toutes qui leur permettent de travailler et de vivre dans la dignité. Ils méritent notre ferme appui !

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