L’intégration à la sécurité intérieure des États-Unis et aux guerres d’agression

Geneviève Royer —

Le Québec a une longue histoire d’opposition aux guerres impérialistes d’agression et d’occupation. Sous une forme ou une autre, les Québécois et leur jeunesse s’opposent aux agressions contre les autres peuples. L’utilisation de son territoire pour préparer des agressions contre d’autres peuples ou contre les habitants du Québec et du Canada ne passe tout simplement pas.

La tenue des exercices « Expérience en environnement urbain contesté (EUC) 2018 » faite par le gouvernement canadien, qui se tiendront à Montréal du 10 au 21 septembre prochain, a été passée sous silence par l’establishment du Canada et du Québec et cela fait partie des silences étouffants qui sont imposés en cette période électorale sur les véritables préoccupations du peuple québécois. La question d’un Québec moderne et d’un projet d’édification nationale qui ne soit pas soumis aux intérêts bellicistes des impérialistes des États-Unis est un aspect central des préoccupations populaires. Elle ne peut pas être abandonnée parce que l’élite dirigeante présente comme un fait accompli que le Québec et le Canada ont été placés sous la juridiction de la sécurité intérieure des États-Unis et que les jeunes n’ont d’autre choix que de participer aux guerres d’occupation et d’agression des États-Unis malgré la longue tradition d’opposition des Québécois aux guerres impérialistes.

Geneviève Royer est dirigeante du Parti marxiste-léniniste du Québec et sa candidate dans Pointe-aux-Trembles.

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