Examiner les conditions de vie et de travail réelles

Les problèmes causés par la privatisation du système de santé sont nombreux. À part le fait que ce n’est pas le facteur humain qui est au centre des réformes, mais le lucre, l’avalanche de promesses électorales joue sur les sentiments de tous les Québécois qui subissent les conséquences de l’abandon des êtres humains à cause des politiques néolibérales. Bon nombre des promesses électorales concernent la santé, notamment les services aux aînés. Remplacer les Centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) qui ne fournissent pas les soins dont les aînés ont besoin par des centres aussi dépourvus en soins et financés et gérés par des monopoles privés est une farce cruelle.

Le fait demeure que la loi ne prévoit aucun mécanisme qui permette au peuple de forcer un gouvernement de parti à rendre des comptes en matière de santé ou sur d’autres questions. Il n’existe aucun mécanisme non plus pour les personnes qui travaillent dans le réseau de la santé et des soins pour tenir le gouvernement responsable de ce qui s’y passe.

Il faut exiger que les gouvernements arrêtent de payer les riches et qu’ils investissent dans les programmes sociaux. La santé devrait être reconnue comme un droit humain et ce sont les citoyens qui devraient décider des services dont ils ont besoin, sur la base du besoin objectif et de l’expertise médicale, pas sur la base des besoins des compagnies d’assurance, des grandes entreprises pharmaceutiques ou des monopoles qui approvisionnent les hôpitaux et les cliniques.

La façon de faire des monopoles et oligopoles, qui sont payés avec l’argent public, ainsi que des grands partis et des médias, est de nier les conditions de vie et de travail réelles qui existent dans la société. Celles-ci se sont gravement détériorées par des décennies d’offensive antisociale et d’atteintes aux droits des travailleurs et des citoyens. Nier les conditions réelles veut dire nier la nécessité d’apporter réparation pour la destruction qui a été causée et qui est encore causée. C’est nier la nécessité d’une nouvelle direction pour l’économie et pour les affaires politiques pour que le bien-être et les droits de tous et de toutes soient au centre.

Cela fait partie du blocage de la société, et la condition pour ouvrir la voie au progrès est de s’engager dans le renouveau démocratique. Le processus actuel veut nous réduire au rôle de critiques face à la destruction qui se fait au profit des riches. La critique comme telle ne mène pas au changement. Les riches s’en accommodent très bien. Ils s’accommodent très bien aussi d’une opposition qui consiste à décrire tous les malheurs pendant qu’eux continuent de s’enrichir !

Chantier politique offre cet espace dans le cadre de son travail pour le renouveau démocratique, l’espace nécessaire pour présenter les conditions de vie et de travail réelles qui existent afin que les électeurs puissent délibérer sur la base d’informations réelles sur ce qui se passe et tirer les conclusions qui s’imposent.

À vous la parole !