Élections générales le 7 avril 2014

Les enjeux dans cette élection


La participation des jeunes dans cette élection

Linda Sullivan
candidate du PMLQ dans Châteauguay

Selon un sondage de Léger Marketing pour le compte de TVA Nouvelles effectué du 28 février au 3 mars, les jeunes de 18 à 24 ans tendraient à 30 % à voter pour le Parti libéral du Québec (PLQ), à 29 % pour le Parti québécois (PQ), à 18% pour Québec solidaire (QS) et à 15 % pour la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le sondeur annonce une chute de la participation des jeunes à cette élection comparativement à 2012, quand le mouvement des étudiants pour le droit à l'éducation battait son plein. (Il oublie de dire que ce sont les jeunes qui ont forcé la tenue d'une élection et qui ont provoqué la défaite des libéraux et de Jean Charest.)

Ces chiffres ne font aucun sens présentés de cette façon. On semble vouloir toujours revenir au même refrain, que les jeunes sont apolitiques ou qu'ils considèrent la question de l'avenir du Québec comme quelque chose de « dépassé ». En fait, tous les sondages commandés par les grands médias et partis donnent habituellement un pourcentage séparé des intentions de vote chez les francophones et les anglophones. On voit tout de suite dans quelle perspective on veut canter la question de l'avenir du Québec, comme si ce n'était pas une question qui appartient à l'ensemble du corps politique sans égard à la langue, à l'origine nationale, aux croyances religieuses, aux convictions politiques ou au statut social.

Si le taux de participation des jeunes est à la baisse dans cette élection (il l'est probablement pour l'ensemble des électeurs car c'est la tendance depuis une vingtaine d'années à l'exception de l'élection de 2012), c'est parce que les jeunes ne voient pas pour qui voter, ils ne voient pas leurs intérêts collectifs représentés dans le choix des partis.

Il ne fait pas de doute que les jeunes ont de la méfiance envers le PQ. Non seulement a-t-il poursuivi l'offensive antisociale durant ces 18 mois de gouvernement, mais ils ne veulent pas être associés à la perspective obscurantiste que ce gouvernement a laissé poindre dans le débat sur la question des valeurs et de la laïcité. Les jeunes ont une perspective tournée vers comment on peut bâtir une société qui permette l'épanouissement de l'être humain, c'est-à-dire une société où c'est le peuple qui a la possibilité d'exercer un contrôle sur son environnement social et naturel.

Pour les jeunes, les alternatives sont très importantes. Quelle est l'alternative ? Certainement pas les libéraux. Ils sont les champions toute catégorie de l'offensive antisociale et de la destruction nationale. Puis leur refus de même parler du renouveau constitutionnel et leurs notions hypocrites sur la « préséance des droits individuels » ne font que maintenir la division du corps politique. Leur définition des droits individuels n'inclut pas toi et moi, elle comprend seulement les droits des monopoles constitués en tant qu'individu juridiquement.

Ce n'est pas le débat sur l'avenir du Québec qui fait que les jeunes se désintéressent des élections. Ce n'est pas vrai qu'ils considèrent que « c'est un vieux débat qui appartient aux années 1960 ». Ce qu'ils rejettent, c'est la division du corps politique entre « séparatistes » et « fédéralistes », entre « francophones » et « anglophones », entre « Québécois de souche » et « nouveaux arrivants ». La discussion sur l'avenir du Québec appartient à tous les Québécois et toutes les Québécoises. Dans cette élection, le PMLQ appelle les jeunes et les étudiants à s'organiser pour refuser toute majorité aux partis de l'offensive antisociale, pour refroidir leurs ardeurs sur ce front. Mais surtout, il faut entreprendre le travail pour créer les Commissions sur l'avenir du Québec dans les quartiers, les endroits de travail, les établissements scolaires et ailleurs pour arracher le débat sur l'avenir du Québec des mains du système de cartel de partis.


La question de la souveraineté a à voir avec qui décide

Les médias aiment citer des gens qui disent qu'ils sont fatigués des vieilles histoires sur la souveraineté, mais généralement c'est seulement pour attiser les passions d'un côté ou de l'autre. Si c'était sérieux, on proposerait une façon de résoudre le problème, pas de l'enterrer. Les Québécois veulent résoudre la question nationale parce que cela se revire toujours contre eux. Le gouvernement fédéral fait des menaces et les libéraux veulent balayer l'affaire sous le tapis.

Le droit à l'autodétermination appartient au peuple sans égard à l'origine nationale, à la religion, à la langue ou au statut social. C'est une question importante et cela doit se faire avec des débats et de l'information. Ça ne se fera pas en incitant les passions comme le font les partis dominants.

Un Québec souverain n'est pas un projet fini et on ne peut pas préjuger d'avance de quelle sorte de société ce sera. Tout cela dépend de qui le fera. Les anglophones, les immigrants, les Premières Nations, les « Québécois de souche » et les Québécois de première génération doivent prendre leur place dans cette discussion pour une constitution moderne qui unit tous les citoyens dans la défense de leurs droits. Il faut construire les commissions sur l'avenir du Québec pour formuler des solutions sur la question de la souveraineté et sur tous les autres problèmes qui concernent le corps politique.




Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca


Site web: www.pmlq.qc.ca Courriel: bureau@pmlq.qc.ca

Christian Legeais, agent officiel du Parti marxiste-léniniste du Québec