Élections générales le 7 avril 2014

Les enjeux dans cette élection


La défense de l'éducation publique et l'orientation de l'économie

Geneviève Royer
candidate du PMLQ dans Pointe-aux-trembles

Cela fait plus de 20 ans au Québec qu'on impose que ceux qui oeuvrent en éducation préscolaire, primaire et secondaire, ainsi que les familles s'accommodent d'une crise dans les écoles. Ces accommodements sont considérés comme raisonnables par les partis de l'establishment, qu'ils se positionnent pour la prospérité ou pour l'austérité, leur position de base étant que l'orientation générale de l'économie au Québec est intouchable.

Mais pourquoi s'accommoderait-on des coupures dans les commissions scolaires, de leur abolition, de la diminution des fonctionnaires du ministère, pour résoudre la question du financement des écoles publiques ? C'est ce qu'ont fait le PQ et PLQ (et que prône la CAQ) lors de leur gouvernance, avec comme conséquences une intensification des problèmes et une augmentation de la charge de travail des intervenants.

Les enseignants, eux qui sont les premiers intervenants auprès des élèves, ont identifié les besoins qui doivent être répondus : diminution du ratio élèves/enseignants, augmentation des ressources humaines spécialisées comme des orthopédagogues, orthophonistes, psychoéducateurs et plus de temps de présence à école des intervenants en centre de santé et de services sociaux (CSSS), comme des travailleurs sociaux et des infirmières, création de classes spécialisées pour les élèves avec des besoins spéciaux (trouble envahissant du développement, trouble grave du comportement, grande difficulté d'apprentissage, etc.)

Ces investissements massifs qui doivent être faits dans les écoles doivent être financés par une partie de la richesse sociale créée par les travailleurs du Québec. Cette richesse sociale doit être entre les mains d'une autorité publique qui a la responsabilité de s'assurer que ces ressources soient présentes en faisant les arrangements économiques nécessaires. Une telle chose ne peut se faire qu'avec des forces politiques qui mettent fin à la politique de payer les riches. À ceux qui disent qu'il faut mieux distribuer la richesse, il faut répondre qu'on ne peut distribuer ce sur quoi on n'a pas de contrôle !

De plus, ces élections se déroulent aussi dans le contexte des négociations des travailleurs du secteur public, dont le contrat se termine en 2015. On se rappelle que le PLQ sous Charest, avait imposé une loi spéciale en 2005 pour dicter un contrat de travail dans ce secteur et a en brandi la menace en 2010. Le PQ, qui a déjà utilisé la loi spéciale contre les travailleurs du secteur public dans les années 80 et la Loi 72 en 1999 contre les infirmières (sous Pauline Marois, à l'époque ministre de la Santé), a maintenant Pierre-Karl Péladeau comme champion antitravailleur.

Alors que les efforts se poursuivent pour que le droit public supplante les intérêts monopolistes privés, aucun mandat majoritaire ne devrait être donné au prochain gouvernement !

Définissons ensemble le Québec moderne avec notre propre programme prosocial !



L'éducation primaire et secondaire est un enjeu électoral

Geneviève Royer. candidate du PMLQ dans Pointe-aux-Trembles

Dans l'avalanche de spéculations et de chiffres alarmistes entourant le budget et le déclenchement des élections, la question des commissions scolaires, responsables de la gestion de l'éducation préscolaire, primaire et secondaire, est présentée uniquement sous l'angle des coupures à y faire pour récupérer des sommes d'argent. La prémisse serait donc que le financement alloué aux commissions scolaires est trop élevé. Mais trop élevé par rapport à quoi ? Par rapport aux services qu'elles doivent fournir aux écoles et aux familles ? Qui définit ces services et les besoins auxquels les commissions scolaires doivent répondre ?

Les commissions scolaires ont été mises sur pied en 1845, répondant aux arrangements nécessaires en éducation à cette époque. Quels arrangements sont maintenant requis pour un système d'éducation publique en mesure de répondre aux besoins de la nation du Québec ? Est-ce qu'une discussion sérieuse sur l'éducation peut se faire si on ne regarde pas cet héritage du passé à la lumière des besoins du XXIe siècle ? Chose sûre, les forces politiques qui ont un intérêt réel dans l'élaboration de politiques modernes en éducation doivent se baser sur les considérations et demandes de ceux qui y travaillent en première ligne: les enseignants. Elles doivent faire en sorte que la période électorale serve à approfondir la discussion sur les problèmes éducation. La méthode de lancer des chiffres au visage des électeurs est grossière et ne permet pas au peuple du Québec et à ses enseignants d'exercer leur capacité à analyser la situation réelle et à résoudre les problèmes qui en surgissent.





Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca


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Christian Legeais, agent officiel du Parti marxiste-léniniste du Québec