Élections générales le 7 avril 2014

Les enjeux dans cette élection


Le vote «anglo» et la souveraineté du Québec

Diane Johnston
candidate du PMLQ dans Mont-Royal

Pourquoi est-ce que c'est toujours présenté comme un fait accompli que les Québécois anglophones ne seront jamais en faveur de la souveraineté du Québec ? De quelle souveraineté parlons-nous ? Notre souveraineté ne repose pas sur une base linguistique. La nation québécoise a été constituée au départ des Premières Nations, des métis, des colons venus de France, d'Irlande, d'Écosse, d'Angleterre, suivis de gens venus des États-Unis pendant la guerre d'indépendance dans ce pays, puis d'arrivants plus récents provenant de partout dans le monde et qui ont fait du Québec leur nouveau domicile tout en contribuant à son enrichissement culturel et économique. En fait, plusieurs qui se disent « anglophones » sont issus de minorités nationales qui se sont établies au Québec, surtout durant le XXe siècle, et continuent d'utiliser et promouvoir leur langue maternelle.

La souveraineté du Québec est essentielle au renouvellement à la fois du Québec et du Canada et les minorités nationales sont une partie intégrale de notre Québec moderne. Le Canada et le Québec sont en train d'être intégrés aux États-Unis des monopoles d'Amérique du Nord à une vitesse accélérée, que ce soit par ses frontières, l'économie, la défense, la politique internationale, y compris les préparatifs de guerre du côté des États-Unis, etc. La question nationale concerne tout le monde, qu'ils le veulent ou pas.

Ça irait mille fois mieux si tout le monde s'engageait là-dedans non pas sur la base des vieilles histoires de division entre anglophones et francophones, mais pour s'assurer que l'intégration aux États-Unis des monopoles d'Amérique du Nord ne nous détruise pas. Il faut créer une nation qui défend les intérêts de tous, de tous les individus et de tous les collectifs, en s'assurant que le facteur humain prédomine dans les affaires qui touchent et la société et la terre. Il faut humaniser et l'environnement social et l'environnement naturel.

Le gouvernement fédéral n'a jamais reconnu le droit de la nation québécoise à l'autodétermination et a toujours refusé de négocier avec elle sur une base d'égalité de nation à nation. C'est la même chose pour les Premières Nations. En plus, le Québec, comme le Canada, a hérité au XIXe siècle d'un système parlementaire britannique qui est anachronique et qui a besoin d'être renouvelé. Les institutions dites démocratiques sont en crise, y compris le système des partis et de gouvernement de partis. Le système électoral porte des partis au pouvoir dont les candidats sont choisis par les partis et non pas par le peuple. Le processus électoral n'est plus capable de déterminer la volonté populaire et de la traduire en volonté légale.

La lutte pour la souveraineté ici au Québec contribuera aussi à celle de nos concitoyens canadiens.

Dans cette élection et après, travaillons à construire des commissions sur l'avenir du Québec.




Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca


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Christian Legeais, agent officiel du Parti marxiste-léniniste du Québec