Élections générales le 7 avril 2014

Les enjeux dans cette élection


Les élections, la souveraineté, la marginalisation du peuple

Alexandre Deschênes
candidat du PMLQ dans Gatineau

Aux dires des partis représentés à l'Assemblée nationale, les élections sont le summum de l'activité politique au Québec. Selon eux, c'est le temps idéal pour le peuple du Québec d'exprimer ses aspirations. Alors pourquoi un tel désabusement face à la classe politique ? La réponse est simple. Donner son point de vue une fois par an ou une fois tous les 2 ou 4 ans, c'est selon, n'est pas suffisant. Le peuple du Québec a faim. Faim de démocratie. Faim de contrôle sur sa destinée. Voilà pourquoi les belles paroles de ceux qui servent l'oligarchie financière ne suffisent plus.

Le gouvernement sortant a déclenché les élections. Pourquoi ? Pour une majorité de sièges au parlement ? Les partis de l'opposition s'excitent, jubilent. Ils pensent ainsi prendre le pouvoir. À défaut de la majorité, au moins, nous récupérerons les leviers du pouvoir pour avancer notre ordre du jour, pensent-ils. La logique est simple, implacable, sournoise et pernicieuse. Comment enlever le pouvoir souverain du peuple et le mettre dans les mains de ceux qu'on appellera plus tard leurs ti-amis. Voilà ce que sont les élections en 2014. Voilà le système démocratique qu'on nous présente comme étant la finalité, le nec-plus-ultra de la démocratie. Sous cet angle, effectivement, le cynisme des politiciens au service de la bourgeoisie s'expose. Quel ouvrier, femme et jeune ne verrait pas la démagogie qui se cache derrière ce stratagème ?

La présente campagne électorale est, selon les « analystes politiques », une campagne sale. Comment pourrait-il en être autrement ? Chaque faction de la bourgeoisie défend ses propres intérêts. Cette classe sociale est homogène dans la recherche du profit maximum certes, mais ceci implique une nature cannibale, une marque territoriale certaine. Ce qu'on nous présente comme étant l'ultime évolution de l'être humain n'est ni plus ni moins qu'un marquage territorial primaire. C'est mon coin de pays, mon coin de profit, va pisser ailleurs.

C'est sur cette base et pour répondre à ce but que la bourgeoisie a créé ses propres partis. Chacun défendant une certaine tranche de sa classe, mais tous faisant front commun sur la nécessité d'imposer leur vision servant leurs intérêts, tous imposent leur agenda, leur ordre du jour. N'est-ce pas l'appel des libéraux de parler des « vraies affaires » ?

Alors parlons-en des vraies affaires. Le PLQ brandit la menace souverainiste comme le maccarthisme brandissait la menace communiste. La chasse aux sorcières sans cesse renouvelée. Tout comme à l'époque évoquer le spectre du communisme suffisait à vous faire emprisonner, évoquer le spectre de la souveraineté aujourd'hui suffit à étouffer la discussion. C'est ramener le débat d'idées à sa plus simple expression. Le bien et le mal. Pour ou contre. Voilà qui nous éclaire !


Les libéraux tentent par tous les moyens d'évincer la question nationale. Ils parlent de destruction d'un pays, d'une économie. Nous répondons qu'au contraire, c'est la construction d'un pays, d'une nation dont il est question. Poser la question ensemble, en tant que peuple, c'est s'obliger à y répondre ensemble en tant que nation. Que veut dire la souveraineté ? En quoi régler la question nationale est-elle une prémisse à la fondation d'un Québec moderne ?

Si le PQ ne donne pas la direction de la discussion, le PLQ et la CAQ sont franchement rétrogrades. Rester figer dans un certain passé pour bloquer le futur et cacher le chemin pour aller de l'avant.

Alors la souveraineté c'est quoi ? C'est certainement avoir plein contrôle de nos ressources naturelles. C'est de garantir les droits de tous. C'est de se servir de la culture comme moteur de motivation pour arriver à nos fins. C'est de mettre un terme au pillage des ressources par les grandes entreprises. C'est également reconnaître toutes les Québécoises et tous les Québécois comme membres du corps politique, membres à part entière de cette nation. C'est de refuser que les multinationales viennent piller nos terres, nous faire construire villes et villages et les abandonner par la suite comme des déchets laissés sur le bord de la route.

Comment contrôler tous les leviers de l'économie ? Comment faire pour que les besoins humains soient au centre de l'économie ? Les ouvriers du Québec doivent non seulement se poser la question, mais y répondre.

Chaque travailleur du Québec doit prendre le plein contrôle de sa destinée. Bâtissons les commissions sur l'avenir du Québec ! En avant!

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Le Québec rural et ses défis

En Outaouais, comme ailleurs au Québec, l'offensive antisociale s'étend partout. Les Québécois qui tentent de vivre et de construire leur communauté dans les milieux ruraux au Québec sont laissés à eux-mêmes un peu plus chaque jour. Le danger est réel. Combien de villages sont réduits à survivre dans un état semi-comateux à la suite de manque de ressource?

Nous avons vu lors des grandes périodes de sécheresse dans le Pontiac, comme celle d'il y a de deux ans, de quelle manière les agriculteurs furent laissés pour compte. Ils ont dû acheter des balles de foin au gros prix pour assurer la survie de leur troupeau et ce dans le meilleur des cas. Au pire, ils ont perdu la plus grande partie de leurs bêtes ou vendu leur ferme. Ils en paient encore le prix aujourd'hui. Dans la Petite Nation, ce sont les «claims» miniers en zone agricole qui ont défrayé les manchettes. Les habitants de Ripon ont dû acheter les droits de certains «claims» pour assurer l'intégrité de leur terre, terre qui leur appartenait déjà. À Notre-Dame-de-la-Salette, c'est le service de garde de l'École de la Montagne qui a failli fermer, privant les familles d'un besoin essentiel pour garantir leur travail. Les citoyens se sont organisés en coopérative pour supporter le service et empêcher sa fermeture.

Que nous indique cet état des choses ? Nous devons redéfinir le rôle de la campagne en 2014. Assurer que le garde-manger du Québec reste plein. Nous devons également redéfinir les besoins des citoyens au Québec autant dans les milieux urbains que ruraux pour ensuite y répondre. Nous ne pouvons que compter sur nos propres forces, car l'appui ne viendra pas des monopoles, ni des partis des riches. Cela est clair. Tant que les besoins humains ne seront pas au centre de l'économie, la pression se fera de plus en plus grande sur tout le secteur agricole, minier et forestier.

Heureusement, les habitants des villages s'organisent avec beaucoup de créativité pour contrer cette destruction de leur qualité de vie. C'est grâce cette combativité que la situation est encore tenable. Imaginons si le Québec mettait le plein poids de sa force derrière le projet d'édification nationale comment les choses pourraient s'améliorer.

La seule façon d'avoir une économie centrée sur l'humain c'est de s'approprier nos ressources naturelles. Voilà la seule façon de sauver nos campagnes!





Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca


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Christian Legeais, agent officiel du Parti marxiste-léniniste du Québec