Les Chantiers de l'histoire


Naufrage de l'Empress of Ireland près de Rimouski:
la plus grande tragédie maritime du Canada


Immigrants à bord de l'Empress of Ireland en 1914

Geneviève Royer, 27 juin 2014 - Au début des années 1880, le Canadian Pacific (CP) approche le gouvernement britannique à Londres pour établir une ligne trans-Pacifique entre Vancouver et l'Orient. En 1891, cette branche du CP devient la Canadian Pacific Steamship Company (CPSC) dont le siège était situé à Londres. La CPSC prend de l'expansion, l'émigration de l'Europe vers l'Amérique du Nord lui assurant un grand nombre de passagers. La compagnie offre également des croisières récréatives. En 1904, afin de marquer son entrée sur l'Atlantique, la Canadian Pacific Steamship commande deux paquebots jumeaux à la Fairfield Shipbuilding and Engineering Company située en Écosse. L'Empress of Britain et l'Empress of Ireland sont les deux plus grands navires construits par les chantiers maritimes de la Fairfield. /...Chantier politique

Les origines de la fête du 24 juin


Ludger Duvernay et les patriotes le 24 juin 1834.
(Photo: Site de la Fête nationale du Québec.)

Serge Patenaude, 23 juin 2014 - Les patriotes révolutionnaires et progressistes du XIXe siècle fondèrent à Montréal, il y a 180 ans, le 8 mars 1834, la société nommée « Aide-toi, le ciel t'aidera ». Cette institution patriotique avait pour but de « se doter d'un lieu de réflexion désigné (pour tous ceux qui reconnaissaient la nécessité de changement) pour discuter de l'état du pays » et « de ranimer le feu sacré de l'amour de la patrie, soit en éclairant la conduite de nos gouvernants, soit en accordant un juste tribut de louanges aux éloquents et braves défenseurs de nos droits ». C'est cette société, dirigée par le patriote et député Ludger Duvernay, éditeur et rédacteur du journal patriote La Minerve, qui organisa, le 24 juin 1834, le banquet dans le jardin de l'avocat MacDonnell pour instituer la fête nationale des Canadiens de toutes origines. Aujourd'hui, nous disons des Québécois de toutes origines. /...Chantier politique

Cyrille Duquet: inventeur, horloger,
joaillier et homme politique

Geneviève Royer, 25 avril 2014 - Cyrille Duquette nait à Québec d'un père journalier le 31 mars 1841. À l'âge de 13 ans, il est apprenti chez un orfèvre. Quand ce dernier déménage, il travaille à son compte avec le nouveau propriétaire. Fasciné par la science, il assemble et installe des horloges, fabrique des bijoux et expose ses créations dans la vitrine du magasin, chose rare à l'époque. À 28 ans, avec le chimiste et écrivain Alexandre-Hubert LaRue, il conçoit un séparateur magnétique qui, à l'aide d'un aimant, attire les éléments ferreux dispersés dans d'autres matières. /...Chantier politique


20 février 1914

Mary Travers dite La Bolduc

Geneviève Royer - Le 20 février 2014 est le 73e anniversaire du décès de La Bolduc, considérée comme la première auteure-compositrice-interprète du Québec. Elle naît à Newport, village portuaire de la Gaspésie, le 4 juin 1894 dans une famille de 12 enfants. Son père ayant des origines irlandaises et sa mère étant canadienne-française, elle parle couramment français et anglais. La situation économique de l'époque fait qu'elle fréquente peu l'école pour aider son père à chasser ou couper le bois, ou sa mère, pour tenir maison. C'est son père qui lui apprend les rudiments des instruments de musique comme le violon, l'accordéon, l'harmonica, les cuillères et la guimbarde qu'on retrouve dans beaucoup de foyers québécois de l'époque. Elle joue à l'oreille et de mémoire des airs irlandais et canadiens-français à la maison ou dans les camps de bûcherons où son talent est remarqué. . / ...suite




Idola Saint-Jean (au centre) avec des suffragettes en 1922

9 février 1922

Plus de 400 femmes manifestent au Québec
pour obtenir le droit de vote

En 1922, les femmes du Québec sont les seules à ne pas avoir le droit de vote au niveau provincial. Qu'elles parlent français ou anglais, les femmes font lutte commune pour revendiquer ce droit. Anna Marks Lyman, présidente de la section montréalaise du National Council of Women of Canada, et Marie Gérin-Lajoie fondent le Comité provincial pour le suffrage féminin. Idola Saint-Jean, Thérèse Casgrain et Carrie Matilda Derick (respectivement journaliste, femme politique et première professeure émérite du Canada) font partie de ce mouvement. . / ...suite


6 février 1903

Déclenchement d'une grève des employés de tramways

Le 6 février 1903, les 1500 employés de tramways de Montréal déclenchent la grève contre leur employeur, la Montreal Street Railway Co. La Montreal Street Railway Co., à sa fondation en 1861, obtient de la Ville un permis d'exploitation de tramway à traction animale. En 1886, l'entreprise signe une nouvelle entente de 25 ans avec la Ville de Montréal. « En 1901, la compagnie acquerra la Montreal Park & Island Railway Company. En 1907, ce sera au tour de la Montreal Terminal Railway Company de passer sous le contrôle de la Montreal Street Railway Company. »[1] À cette époque la compagnie était la propriété de Louis-Joseph Forget, figure dominante des affaires et de la finance. Il était un proche du Parti conservateur, tout comme son neveu et associé Rodolphe Forget, qui lui, fut député du parti dans le comté de Charlevoix pour le Parlement canadien. / ...suite


  

Assemblée des Six Comtés en octobre 1837 où flotte le drapeau des Patriotes

21 janvier 1948:

Comment le fleurdelisé est
devenu le drapeau du Québec

Geneviève Royer -  En 1832, alors que la notion de République embrase le Bas-Canada, des comités de patriotes créent le tricolore vert, blanc et rouge qui sera arboré lors des assemblées des patriotes. Le vert signifierait les Irlandais, le blanc les Français et le rouge-orangé les Anglais. C'est le symbole de l'unité de la jeune nation du Québec dans sa lutte contre le colonisateur britannique. Après la sanguinaire répression de la rébellion en 1837-38, et les accommodements imposés au peuple du Québec pour qu'il abandonne l'idée de République, le drapeau des patriotes est banni par les autorités.  / ...suite



 
Secteur des tanneries et des manufactures
de chaussure dans le quartier Saint-Rock
à Québec en 1900

10 janvier 1901
Sentence arbitrale
de l'archevêque Bégin

Les associations des travailleurs
du Québec sont reconnues
mais doivent se soumettre
à la doctrine pontificale

En 1881, l'industrie de la chaussure est la première des 40 principales industries au Québec. En 1901, les trente-cinq manufactures de la ville de Québec sont à elles seules la source de 36 % de la production totale de chaussure dans la province. Ces manufacturiers sont les plus gros employeurs de la ville. À cette époque, les ouvriers de la chaussure créent leurs premières unions de métiers pour défendre collectivement des conditions de travail et de salaire qu'ils jugent acceptables. L'Association des manufacturiers de chaussures de Québec (AMCQ) craint le pouvoir que peuvent exercer ces organisations et fait tout pour les liquider, entre autres en déclarant un lockout en octobre 1900.. / ...suite



Une plaque commémorative a été apposée sur le
mur de façade du nouveau bâtiment construit sur
l'emplacement même du Laurier Palace.

9 janvier 1927
Incendie du Laurier Palace
dans Hochelaga-Maisonneuve

Le 9 janvier 1927, un terrible incendie se déclare au Laurier Palace, salle de cinéma située sur la rue Sainte-Catherine, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve à Montréal. Soixante-dix-huit enfants de 4 à 16 ans mourront, la plupart par piétinement à cause de la panique. Des enquêtes sont menées par la Cour du Coroner, par le Bureau des magistrats de la police et par une Commission royale d'enquête afin de faire la lumière sur l'accident. / ...suite



Première page du Devoir, 10 janvier 1910

10 janvier 1910
Première parution
du quotidien Le Devoir

Le 10 janvier 1910 paraît la première édition du Devoir, fondé par Henri Bourassa, petit-fils de Louis-Joseph Papineau. En 1899, Henri Bourassa démissionnait de son poste de député pour marquer son opposition à l'appui de Wilfrid Laurier, alors premier ministre du Canada, à la participation du Canada à la guerre des Boers. Il se fait réélire en 1900, toujours avec le Parti libéral. En 1908, il se lance en politique provinciale et est élu avec la Ligue nationaliste canadienne. Le 10 janvier 1908, il fonde, avec des amis, la Publicité Limitée, précurseur du Devoir. / ...suite


Monument dans le Vieux-Québec où on
peut lire:
«À ces fils de Québec qui ont
donné leur vie dans l'Afrique du Sud en
combattant pour l'Empire
,A.D. 1899-1902»

Janvier 1900
Des Québécois sont envoyés en Afrique du Sud dans le contingent canadien pour servir les ambitions coloniales de l'Angleterre

Au mois de janvier 1900, mille soldats du Royal Canadian Regiment sont envoyés par le premier ministre Laurier pour aider l'empire britannique à consolider son pouvoir colonial en Afrique du Sud dans la guerre des Boers. Deux des huit compagnies de 125 hommes sont recrutées au Québec. Des émeutes éclatent à Montréal à cause de l'opposition à la participation du Canada à cette guerre.

À la fin de cette guerre, plus de 7 300 soldats et 16 infirmières du Canada avaient embarqué pour l'Afrique du Sud et près de 270 y avaient perdu la vie, dont 12 Québécois. / ...suite

1er janvier 1959
Triomphe de la
Révolution cubaine

Le 1er janvier 2014 marque le 55e anniversaire de la Révolution cubaine. C'est le 1er janvier 1959 que le dictateur Batista, à la solde des Etats-Unis, est forcé de quitter le pouvoir et le peuple cubain, guidé par Fidel Castro, prend alors en main son avenir.

Depuis, les différentes administrations américaines qui se sont succédées ont imposé un blocus à Cuba, dénoncé ces 22 dernières années par une majorité de plus en plus grande des pays représentés à l'ONU. Cette année c'est 188 des 193 pays de l'ONU qui ont exigé la levée du blocus. Obama est pointé du doigt pour avoir renforcé le blocus, les amendes imposées à 30 entreprises américaines et étrangères pour leurs relations avec Cuba ayant atteint 2 446 milliards $ entre janvier et septembre 2013.  / ...suite



Jean-Jacques Dessalines et le
drapeau haïtien en 1804

1er janvier 1804
Haïti proclame son indépendance

Le 1er janvier 1804, l'Acte de l'Indépendance de la République d'Haïti est promulgué, proclamant l'indépendance de l'État haïtien. Haïti devient ainsi la première république ayant défait à la fois le pouvoir colonial français et l'esclavagisme. Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines sont les dirigeants haïtiens qui, avec le peuple, ont établi la notion moderne des droits des citoyens, droit établis sur la base d'être un être humain et de l'appartenance au corps politique haïtien.

La bataille pour affirmer la souveraineté du peuple haïtien n'a pas cessé depuis. Les puissances impérialistes, États-Unis et France en tête, avec la condamnable complicité du Canada, nient le droit de la République haïtienne de construire son avenir sans ingérence extérieure. Les Haïtiens, 210 ans après la proclamation de leur indépendance, s'organisent encore pour se défaire des soldats, des polices et des chantages économiques qui sont là pour lui nier leur droit d'être. / ...suite


12 janvier 2010
Tremblement de terre en Haïti

Le 12 janvier 2010, le peuple haïtien fait de nouveau la preuve de sa grande résistance et de son courage en affrontant les conséquences d'un tremblement de terre d'une magnitude de 7 à 7,3 sur l'échelle de Richter. Plus de 200 000 personnes y ont trouvé la mort, des centaines de milliers d'autres ont été blessées et près de 2 millions d'Haïtiens sont devenus sans foyer. La rapide mobilisation internationale, dont celle des peuples du Canada et du Québec, s'est vite heurtée aux intérêts mesquins de pays comme les États-Unis, la France et le Canada. . / ...suite

200 ans de lutte d'indépendance des peuples des Amériques
Mexique, Colombie et Bas-Canada:
Amury Girod, Patriote


Extrait de la fresque du métro Papineau où on voit Girod et Chénier
marchandant avec les autochtones pour avoir des armes

Geneviève Royer - Amury Girod entre dans la vie active en pleine effervescence de la lutte des peuples d'Amérique pour affirmer leur indépendance. Né en Suisse vers 1798, il approche la vingtaine lorsqu'il se rend en Amérique du Sud pour participer aux luttes anticolonialistes qui s'y mènent. Après avoir combattu contre les Espagnols au Mexique, certains disent avec le titre de lieutenant-colonel de cavalerie, Girod est en Colombie où il se joint à la lutte de Simon Bolivar, peut-être pour y ouvrir des écoles d'agriculture. C'est son domaine d'étude et les nouvelles républiques andines en ont besoin. Après un retour en Europe où il voyage dans divers pays, Girod revient au Mexique et passe ensuite aux États-Unis où il aurait entendu parler de la lutte de libération du Bas-Canada pour s'affranchir du joug britannique.  / ...suite


Une des premières grèves au Canada :
les ouvriers du canal Beauharnois

Geneviève Royer - Au milieu du XIXe siècle, l'industrialisation bat son plein en Amérique du Nord et l'augmentation du tonnage commercial sur le Saint-Laurent impose la nécessité de revoir le réseau de canalisation. Sous l'administration de Charles Bagot, les travaux débutent sur la construction d'un canal sur la rive sud du Lac Saint-Louis, dans la seigneurie de Beauharnois, pour contourner les rapides.

Plus de 2200 ouvriers sont engagés en 1842 pour faire les travaux, la vaste majorité étant d'origine irlandaise, s'ajoutant à eux des Écossais et des Canadiens (comme on appelait les Québécois à l'époque). Un village, Melocheville, se crée avec l'arrivée de cette force de travail. Le Bureau des Travaux publics prend en charge les ouvriers et édicte les conditions de travail suivantes. / ...suite


16 novembre 1885 :
La pendaison de Louis Riel


M-A Gagnon - Le 16 novembre 1885, le pouvoir colonial britannique a pendu le grand leader métis Louis Riel. Ce dernier avait été trouvé coupable de haute trahison après la défaite des Métis à la bataille de Batoche en mai de la même année. L'exécution de Louis Riel était une façon de frapper la conscience de la nation métisse mais le pouvoir colonial ne parvint pas à mettre fin à sa lutte pour ses droits et sa dignité en tant que nation. La lutte des Métis pour affirmer leur droit d'être et assumer la direction de leurs affaires politiques continue à ce jour.

Les soulèvements de la Rivière Rouge (1869-1870) et du Nord-Ouest (1885) ne sont pas des éléments isolés. Ils ont lieu à une époque où les Premières Nations et la nation du Québec cherchaient à s'affirmer, une époque d'effervescence révolutionnaire en Europe. Ils traduisent une réponse au projet colonial britannique qui cherchait à reproduire l'État britannique en Amérique du Nord et à tenir en échec les aspirations légitimes des nations qui composent le Canada.   / ...suite

Alphonse-Télesphore Lépine (1888-1896) :
Un ouvrier à la Chambre des communes


M-A Gagnon - Le 26 septembre 1888, Montréal-Est devient le centre d'attention de tout le Dominion. L'élection partielle qui s'y tient risque fort bien de changer à tout jamais le paysage politique. En effet, un candidat ouvrier a de bonnes chances de s'y faire élire. Bien qu'il ne s'agisse pas de la première tentative de la part des associations ouvrières de plébisciter un des leurs, la fenêtre d'opportunité offerte par le déclenchement de cette partielle laisse croire que des années de labeurs et d'espoirs sont sur le point d'être transformé en succès.

Circonscription à prédominance catholique et francophone, Montréal-Est est un bastion ouvrier. À l'annonce des résultats, des milliers de personnes forment une procession et convergent vers la place Jacques-Cartier. L'événement est sans précédent ; les électeurs venaient d'élire pour la première fois un candidat provenant des rangs des associations ouvrières et indépendant des formations politiques. Malgré la faible majorité de 600 voix le séparant de son adversaire, l'élection d'Alphonse-Télesphore Lépine représente beaucoup plus qu'un simple accident de parcours. Elle s'inscrit dans un contexte historique bien précis de développements des partis et de la culture politique des ouvriers au Canada.   / ...suite

Les chantiers du Québec


Geneviève Royer - Je vous félicite pour le titre du journal des affaires politiques au Québec, Chantier politique. Les chantiers dans l'histoire du Québec ont été source de nombreux contes, récits et légendes qui ont façonné l'imaginaire québécois et marqué d'importants jalons dans la mémoire collective. Et pour cause, c'était la première fois, avant l'industrialisation, que des travailleurs formaient de vastes collectifs oeuvrant ensemble à la réalisation d'un travail. Il y longtemps nos aïeux sont « montés aux chantiers » pour abattre du bois mais nous avons continué de vivre et travailler sur les chantiers, comme pour la construction de la Manic-5, plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts du monde, inauguré en 1968 et auquel plus de 13 000 ouvriers ont travaillé.   / ...suite

Commémoration du 175e anniversaire de l'insurrection
des patriotes de 1838 à Napierville

Se réapproprier l'histoire pour l'avènement de la République moderne du Québec

Hélène Héroux et Normand Chouinard - La Société d'histoire des XI tenait une foire patrimoniale intitulée Du rêve à l'exil les 19 et 20 octobre dernier à Napierville, en Montérégie, en commémoration du 175e anniversaire de l'insurrection des patriotes de 1838 et de la proclamation d'indépendance de la République du Bas-Canada à cet endroit le 4 novembre de la même année. / ...suite




Site web:  www.pmlq.qc.ca   Courriel: bureau@pmlq.qc.ca


Site web: www.pmlq.qc.ca Courriel: bureau@pmlq.qc.ca