Volume 2 Numéro 57 - 6 avril 2014



Disons Non! au retour des libéraux lundi prochain!

Il y a une alternative à l'agenda néolibéral.
Bâtissons les Commissions sur l'avenir du Québec!

Depuis que les élections sont déclenchées, la grande majorité des gens est loin d'être convaincue que l'avenir du Québec sera entre bonnes mains le 7 avril prochain. Qui plus est, nous sommes maintenant menacés du retour des libéraux à la tête du Québec. Ce sont les mêmes politiques néolibérales qui sont offertes comme solutions, lesquelles ont plongé et maintenu le Québec dans la crise. Il y a une surenchère de politiques néolibérales qui serviraient le mieux les monopoles et oligarques financiers et dilapideraient les biens du Québec.

Pour cacher leur ordre du jour néolibéral, les libéraux, genre « fright night », essaient de terroriser le peuple avec de fausses rumeurs à propos d'un référendum sur la souveraineté. Philippe Couillard à la tête du Parti libéral veux faire croire au peuple du Québec que les libéraux d'aujourd'hui sont différents de ceux de Jean Charest. Les Québécois savent ce que veut dire un gouvernement libéral. Ils se souviennent particulièrement de leurs attaques et crimes contre la jeunesse du Québec en 2012. Ce que ça représente, c'est mettre la clé dans la porte sur toute discussion, que ce soit sur l'avenir du Québec ou sur les solutions aux problèmes économiques et sociaux du Québec. Ce n'est pas une solution de remettre les libéraux au pouvoir en 2014, référendum ou pas !

Le Québec a le potentiel et la capacité humaine, par le travail sur ses ressources naturelles, de créer toutes les richesses nécessaires pour financer la santé, l'éducation et offrir les services nécessaires à la population. Une population de plus de 8 millions peut vivre avec dignité au Québec. C'est ce que les gens reconnaissent et expriment à tous les jours dans le porte à porte. Ils refusent l'incohérence des Couillard et cie. Ils veulent examiner l'état de l'économie du Québec et fixer les besoins nationaux.

Les demandes du peuple doivent guider la solution à tous les problèmes du Québec. La discussion sur l'économie appartient aussi aux travailleurs des différents secteurs de l'économie, des communautés et des régions, en fait à toute la population. La souveraineté et l'indépendance du Québec sont à examiner et la décision appartient au peuple. Personne n'a le droit de le menacer à ce sujet. La souveraineté du peuple et une constitution moderne qui reconnaît les droits de tous permettraient d'aborder beaucoup de problèmes. Il appartient au peuple de discuter de son avenir et voir ce qu'il veut et en décide.

Par contre, une campagne électorale centrée sur quatre partis politiques, marquée par le dénigrement et le mensonge, par l'absence des autres partis politiques et qui marginalise le peuple est un blocage pour l'avenir du Québec. Cela montre l'urgence de renouveler les institutions démocratiques pour que le peuple ait le pouvoir de ses affaires et d'en décider. Bâtir les Commissions sur l'avenir du Québec ouvrirait le terrain à tous pour commencer à voir ce qui va, ne va pas, bloque, et ce qu'on veut du Québec. C'est une alternative dans ces élections et pour l'après élection !

Avec l'expérience du passé, personne n'est dupe qu'un gouvernement libéral représente une alternative pour le Québec et qu'il traitera des vraies affaires comme l'entend le peuple. Le 7 avril prochain, il faut voter pour bloquer le retour des libéraux !


Il nous faut une nouvelle direction pour l'économie

La circonscription de Laviolette fait partie de la magnifique région de La Mauricie. Notre région est riche en ressources forestières et hydrauliques, en terres agricoles, en expertise humaine acquise au fil des décennies de travail ardu de ses habitants. Pourtant, le taux de chômage en Mauricie est régulièrement à 2 % au-dessus du taux de chômage moyen au Québec (il était à 9,5 % en décembre 2013 en Mauricie et de 7,7 % au Québec) et on sait que le taux de chômage officiel est bien en-deçà du taux réel. La Mauricie a le triste record au Québec d'être statistiquement la région avec le plus haut taux de personnes en âge de travailler qui se sont découragées de chercher un emploi. L'exode des jeunes est aussi un sérieux problème.

Je pense comme plusieurs qu'il est temps de se prendre en mains et de donner une nouvelle direction à l'économie. Une nouvelle direction signifie un nouvel objectif et une nouvelle approche quant à comment les décisions qui affectent l'économie sont prises.

Le nouvel objectif est de bâtir une économie qui est basée sur la satisfaction des besoins du peuple et non des intérêts d'une infime minorité riche. Notre région est jonchée de cadavres de grandes entreprises, Belgo, Aléris, Rio Tinto et combien d'autres. Ces entreprises étaient au centre du niveau de vie non seulement des travailleurs qui y oeuvraient, mais des travailleurs employés par les sous-traitants et les fournisseurs et elles étaient également au centre du niveau de vie de l'économie régionale. Pourtant elles ont fermé et laissé dans leur sillage de grands problèmes. D'autres sont encore debout, telle l'usine Laurentides de Produits forestiers Résolu qui s'est rétrécie comme une peau de chagrin et est toujours maintenue sous la menace de la fermeture.

Au fil des décennies, les travailleurs se sont fait arracher d'énormes concessions parce que, disait-on, c'était la voie de la préservation des emplois et de l'économie régionale mais cela n'a pas empêché les fermetures et cela a contribué à la baisse du niveau de vie. De grands montants de fonds publics ont été investis dans ces installations qui ont également joui de l'accès à bas prix à nos ressources.

Le problème c'est que pour les monopoles, les entreprises sont une pièce sur l'échiquier d'un empire sur lequel nous n'avons aucun contrôle. Les fonds publics qui leur sont donnés sont engloutis dans leur empire et nous n'avons aucun contrôle non plus sur ce qui leur arrive. Ils prennent leurs décisions sur la base de ce qui sert leur empire privé alors que pour nous la logique est de servir les besoins des travailleurs, de la région et de la société. C'est donc un défi que nous devons relever que de bâtir une économie qui se base sur les besoins du peuple et c'est à cela que doivent servir les fonds publics.

En même temps, il faut mettre les travailleurs et les régions au centre des décisions économiques. Ce sont les travailleurs qui créent la richesse dont les gens dépendent pour leur bien-être et ils doivent avoir voix au chapitre sur toutes les décisions qui les concernent. C'est dans ce sens que je m'engage à poursuivre mon travail pour créer un espace de discussion où l'on peut calmement discuter des enjeux qui nous font face à l'écart des querelles de partis pour le pouvoir. Je m'engage aussi à appuyer tous ceux et celles qui mettent les problèmes sur la table pour développer des projets qui servent les besoins du peuple.


Pourquoi je suis candidate dans cette élection

Je suis une femme de 70 ans à la retraite. J'ai travaillé dans le secteur social et dans l'industrie de l'édition et je suis une artiste. J'ai décidé d'être candidate pour le PMLQ dans cette élection parce que je suis très inquiète à propos des politiques néolibérales des grands partis. Avec ces politiques appliquées sous l'enseigne de l'austérité, tous les programmes sociaux sont la cible de coupures. J'aimerais voir une société où l'État prend soin des personnes âgées, des personnes handicapées et des plus vulnérables avec des programmes sociaux. Nous payons des impôts pour ces choses-là mais les grands partis se servent de notre argent pour d'autres projets qui ne servent pas à répondre aux besoins de la population. Personnellement, en tant que personne vivant d'une pension, je suis très vulnérable sur ce front-là. La qualité des soins de santé se détériore depuis vingt ans et il est très difficile d'avoir le niveau de soins qu'on a besoin, surtout quand on avance en âge.

Je suis aussi très préoccupée par les inégalités dans notre société. C'est de pire en pire chaque année et ça devient grave. Les taux élevés de chômage et de pauvreté sont de plus en plus communs. Il y a beaucoup de gens sans abri, une situation qu'on n'aurait pas vue il y a 30 ans. Nous devons élire un gouvernement qui nous représente vraiment, nous le peuple, et que des décisions soient prises pour le bien commun, non pas pour servir les intérêts d'une petite élite que sont la classe dominante et ses amis les monopoles.

Voilà pourquoi j'ai décidé d'être candidate pour le PLMQ. J'espère qu'avec notre effort on puisse atteindre un meilleur niveau de justice sociale. Je crois que l'analyse que le PMLQ fait des problèmes de la société d'aujourd'hui va très loin et que ce parti est donc bien équipé pour mener au renouveau démocratique dont nous avons besoin au Québec.


Une autre raison d'empêcher les libéraux de former un gouvernement minoritaire, encore moins majoritaire

Il est en effet important pour les travailleurs et le peuple québécois que les libéraux ne forment pas un gouvernement minoritaire, encore moins majoritaire. Les libéraux sont les plus ardents défenseurs d'un fédéralisme qui a aujourd'hui à sa tête Stephen Harper, un fédéralisme à tel point défiguré que les pères de la confédération eux-mêmes doivent se retourner dans leur tombe. La base politique du Canada est en train d'être secouée de fond en comble, mais les libéraux continuent de parler du Canada et du fédéralisme comme d'une notion livresque, abstraite. On invoque un dommage au fédéralisme que causerait un Québec souverain alors que sous leur nez, ce fédéralisme est en train d'être malmené comme jamais auparavant, par celui qui se prétend le plus grand défenseur... des valeurs canadiennes !

Les enjeux dans
cette élection...

Pour un Québec souverain qui défend les droits de tous

Éducation, santé et programmes sociaux

Les conditions de vie et de travail dans le secteur public

Les conditions de vie et de travail dans l'industrie forestière


Une retraite en sécurité

Pour le renouveau des institutions démocratiques

Si la raison d'être du fédéralisme était de contrer le continentalisme américain, aujourd'hui Harper est en train de mettre les dernières touches à l'intégration totale -- économique, politique, militaire -- du Canada, y compris le Québec, aux États-Unis des monopoles de l'Amérique du Nord. Les manifestations de cette intégration sont partout : les réformes à l'assurance-emploi pour forcer une mobilité d'emploi au service des monopoles, des programmes de travailleurs étrangers temporaires, des mesures pour affaiblir les syndicats comme partie intégrale de miner toute opposition à leurs plans de destruction nationale, le démantèlement d'institutions publiques telles la Commission du blé, Énergie atomique Canada pour les remettre directement entre les mains des intérêts privés, etc.

Les libéraux avec leurs barrage de désinformation sur les enjeux au Québec, sur la « séparation » et autres balivernes, rendent un fier service à ces activités non seulement en refusant de s'y adresser mais en défendant un « Canada » qui fait abstraction de toutes les attaques que Harper mène contre lui. Ils sont pour le maintien d'un Canada dont l'ordre du jour est d'attaquer les travailleurs et le peuple, tant québécois que canadiens, sur tous les fronts, et de les livrer pieds et mains liés à ces États-Unis des monopoles de l'Amérique du Nord. Les travailleurs ne sont pas dupes. Ils n'ont aucune intention de laisser Harper faire. Nous devons continuer à mettre les libéraux en échec comme partie intégrante de faire avancer les intérêts de tous les travailleurs, québécois et canadiens.




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Christian Legeais, agent officiel du Parti marxiste-léniniste du Québec