Chantier Politique

 14 mars 2019

Numéro 3

Le 15 mars

Vaste mobilisation au Québec pour la
journée de grève étudiante pour le climat! Joignons-nous à leur action!



Montreal
Vendredi 15 mars
Rassemblement à 13 h
Au monument Georges-Étienne Cartier, parc Mont-Royal
Organisé par La planète s’invite à l’université
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Le vendredi 15 mars, les étudiants et étudiantes du Québec des cégeps, universités et écoles secondaires tiennent une journée de grève climatique dans le cadre de l'action : La planète s'invite à l'université.[1] Ils discutent depuis plusieurs semaines, échangent et se réunissent en assemblée générale afin de faire un succès de cette journée pour le climat. L'Université de Montréal, l'UQAM, l'École de technologie supérieure, l'Université Concordia, l'Université McGill, l'Université du Québec à Chicoutimi, l'Université Laval, l'Université de Sherbrooke, le Collège Dawson, le Cégep Montmorency, le Cégep Lionel-Groulx, le Cégep Saint-Laurent, le Collège de Montréal et plusieurs autres sont déjà de la partie. Cette action fait partie de la grève mondiale pour le climat qui se tient le même jour. En date du 10 mars, le FridaysForFuture faisait état de 957 actions organisées dans 82 pays, dont 27 pour le Canada.

Les étudiants ont reçu l'appui de leurs enseignants et professeurs. Le collectif des Profs pour la planète, constitué à la mi-février, a lancé une pétition en ce sens et a recueilli près de 1000 signatures en un peu plus de 48 heures et 3300 parmi leurs pairs en date du 5 mars.

Dans leur argumentaire, les étudiants disent qu'il faut agir devant l'urgence climatique et considèrent que la clé réside dans l'action collective.

« Bien que les actions individuelles soient cruciales, celles-ci ne peuvent venir à bout des changements climatiques et résoudre en elles-mêmes le danger qui se pose à l'environnement. Des décisions collectives et institutionnelles doivent impérativement être prises afin de rendre compte de la gravité de la situation. Alors que la population étudiante s'investit dans une éducation coûteuse en argent comme en temps, dans des conditions précaires accentuées par l'endettement, la non-rémunération des stages et une culture de la performance compétitive, les changements climatiques menacent de plus en plus l'avenir pour lequel elle se démène. » C'est ensemble qu'on peut réussir à faire changer les choses, disent-ils.

Les étudiants affirment avec force qu'environnement naturel et environnement social sont liés de façon inextricable.

« L'espèce humaine fait partie d'un système naturel en équilibre, la Terre, le seul endroit dans
l'Univers que l'on connaisse qui ait pu générer et maintenir la vie. Les êtres humains dépendent et interagissent avec les autres éléments de ce système. Pourtant, la tendance moderne externalise les impacts environnementaux, sociaux et économiques et espère mener une transition verte sur le dos d'une population qui subit déjà les revers du système actuel. Justice climatique et justice sociale sont inter-reliées », lit-on dans l'argumentaire.

Ils considèrent que les gouvernements et les entreprises posent des gestes incompatibles avec l'environnement naturel et social avec leurs projets d'énergies fossiles.

« De tels projets entrent non seulement en contradiction directe avec la lutte contre le réchauffement climatique, mais de surcroît nuisent à la bonne santé de notre écosystème. En effet, le tracé du gazoduc et le trajet d'exportation maritime du projet Gazoduq/Énergie Saguenay menacent un vaste territoire constituant l'habitat d'espèces menacées telles que le caribou forestier et le béluga du Saint-Laurent. Cette proposition de GNL Québec menace également trois bassins versants et trois territoires ancestraux autochtones, soit le Nitakinan anishinabe, le Nitaskinan atikamekw et le Nitassinan innu, tandis que le projet gaspésien menace le territoire ancestral Mi'kmaq. Ces projets, ainsi que plusieurs autres au Canada, s'inscrivent dans une dynamique de pouvoir néocoloniale de la part de nos gouvernements. »

C'est pourquoi les étudiants et étudiantes seront en action le 15 mars et par la suite le 27 septembre, à la veille des élections fédérales. Ils entendent mettre à l'ordre du jour de l'élection fédérale la question de l'environnement naturel et social.

Chantier politique appuie fermement cette action de la jeunesse étudiante qui s'active dans un acte de participation consciente avec énergie et la science pour façonner un monde qui peut leur garantir un avenir et qui sied aux êtres humains. Tous et toutes ensemble, appuyons cette action et joignons-nous à elle le 15 mars !

Note

1. Les demandes du collectif La planète s'invite à l'université sont :

1. Aux gouvernements d'établir un programme d'éducation à l'écologie et de sensibilisation à la crise climatique, en partenariat avec des jeunes citoyens et citoyennes ;

2. Aux gouvernements d'adopter une loi climatique qui, à l'aide de la décroissance, force l'atteinte des cibles recommandées par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius. Le Giec demande que la réduction des émissions mondiales de CO2 soit de 50 % d'ici 2030, que les émissions nettes de CO2 soient de zéro en 2050, et demande également une réduction de près de 50 % des émissions de méthane d'ici 2050 ;

3. Aux institutions d'enseignement une plus grande transparence concernant leurs investissements, le retrait des investissements dans les énergies fossiles et la tenue d'un bilan carbone institutionnel afin de pouvoir cibler les plus grandes sources d'émission de GES en vue de les réduire.



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