Chantier Politique

4 juillet 2017

Numéro 21



   
Piquetage
pour le retrait immédiat du projet de loi C-59 d’État policier!

Non à la légalisation du terrorisme d’État!
Mercredi 5 juillet 17 h
Devant le Complexe Guy-Favreau
(édifice du gouvernement fédéral),
200 boulevard René-Lévesque Ouest, Montréal.

Organisé par le PMLQ
Pour information : bureau@pmlq.qc.ca et 514 522-5872

Projet de loi C-59 du gouvernement Trudeau
Le PMLQ s'oppose à ce projet de
loi fédéral qui établit un État policier

Le PMLQ s'oppose au projet de loi C-59, Loi concernant des questions de sécurité nationale. Le Québec est toujours le premier ciblé par le terrorisme d'État canadien et les sales tours de la police politique. Dans le climat d'anarchie et de violence imposé au monde entier par la poursuite effrénée des riches à l'échelle internationale de leur exploitation et leurs guerres d'occupation, ceux-ci blâment les peuples d'être terroristes et le Québec est une de leurs cibles. Dernièrement, le Premier ministre Couillard a fait des déclarations honteuses et inacceptables, à savoir qu'il était légitime de cibler les musulmans en disant que c'est « une responsabilité pour la communauté musulmane - partout, pas seulement chez nous, mais ailleurs également - de dénoncer la perversion de la religion que certains utilisent pour commettre des actes inexcusables [...] »

Le PMLQ organise une série d'actions pour alerter la population sur le contenu de ce projet de loi et le besoin de prendre position contre les mesures qui nous imposent un État policier. Comme si un gouvernement des pouvoirs policiers peut être considéré un gouvernement des lois ! Opposons nous à ce que le terrorisme d'État soit permis par la loi au Canada et au Québec.

Notre sécurité est dans notre lutte pour les droits de tous !
Pour une constitution moderne et un renouveau
démocratique qui garantissent nos droits !
Prenons tous position contre le projet de loi C-59
d'État policier du gouvernement Trudeau !
Non au projet de loi C-59 !
Non c'est Non !

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Le projet de loi C-59 de renforcement
des pouvoirs de police secrète

Le 20 juin, à la veille de la fête nationale du Québec le 24 juin et de la fête du Canada le 1er juillet, le gouvernement Trudeau a déposé au Parlement le projet de loi C-59, Loi concernant des questions de sécurité nationale. Le projet de loi de 130 pages propose l'octroi de nouveaux pouvoirs draconiens aux organismes de renseignement comme le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et le Centre de la sécurité des télécommunications (CST) pour imposer un État policier. Le projet de loi est une loi omnibus qui modifie ou promulgue plusieurs autres lois touchant aux pouvoirs des agences de sécurité.

Les mesures mises de l'avant dans le projet de loi C-59 comprennent le renforcement des pouvoirs de « perturbation » et de surveillance du SCRS, l'annulation de l'interdiction formelle au CST de recueillir et stocker de l'information sur les Canadiens et l'octroi au CST de vastes pouvoirs de mener des cyberattaques « offensives » et « défensives ». Selon les libéraux, ceux qui participent à des « activités contre le système de gouvernement constitutionnellement établi au Canada » sont des cibles légitimes.

Le gouvernement Trudeau dit que ces mesures seront exercées sous contrôle, surveillance et responsabilité civile. Ces pouvoirs de police secrète sont par définition au-dessus de l'État de droit. L'objectif du gouvernement Trudeau de légaliser de telles activités dans le projet de loi C-59 en dépit de l'opposition d'un bout à l'autre du pays au projet de loi C-51 et à des lois semblables montre que le pouvoir civil est subordonné à l'autorité de police. Voilà à quoi ressemble un État policier.

En 2015, des centaines de milliers de personnes se sont battues pour demander l'abrogation de la Loi antiterroriste de 2015, la Loi C-51 du gouvernement Harper et le font encore. Des intellectuels, chercheurs, personnalités politiques, syndicats, membres des Premières Nations, environnementalistes et autres avaient exposé comment le projet de loi C-51 permet la création d'un État policier où toute opposition peut être criminalisée tant sont larges les définitions de ce qu'est une atteinte à la sécurité du Canada. Le projet de loi C-59 ne répond pas à ces demandes mais à celles des agences secrètes au sein du système impérialiste d'États qui veulent maintenir et accroître leurs pouvoirs.

Le gouvernement Trudeau prétend que le projet de loi C-59 « appuie la conformité de ces pouvoirs envers la Charte [des droits et libertés] », mais le fait demeure que cette Charte est subordonnée aux pouvoirs de police et à leurs « limites raisonnables » telles que décidées par l'État, pas par le peuple.

Lors de la Journée nationale du souvenir des victimes de terrorisme le 23 juin dernier, il a déclaré que ces actes (de terrorisme) doivent inspirer une détermination accrue à défendre les « valeurs démocratiques comme le pluralisme, la diversité et l'inclusion ». L'association du terrorisme à ceux qui n'appuient pas « les valeurs » prônées par l'État canadien montre bien que le renforcement des pouvoirs de police secrète établi dans le projet de loi C-59 vise tous ceux qui s'opposent aux politiques néolibérales et proguerre de l'élite dominante. Trudeau a aussi réitéré que le Canada condamne le terrorisme sous toutes ses formes et travaille de concert avec ses alliés pour contrecarrer la radicalisation.

Nous avons déjà l'expérience au Québec de cette soi-disant lutte contre la radicalisation et le terrorisme alors que les jeunes sont la cible de profilage et les déclarations à l'endroit des jeunes qui ont été arrêtés à l'aéroport de Dorval en 2015 en sont un exemple. Aucune accusation n'a été portée contre eux mais cela a créé un terrain propice pour traiter les jeunes de potentiellement radicaux et encourager une atmosphère de suspicion et de délation. Deux autres étudiants arrêtés en avril 2015 au cégep Maisonneuve soupçonnés de terrorisme peinent encore en prison sans avoir eu leur procès. La date prévue serait en 2018, sans que la preuve n'ait été dévoilée pour raison de sécurité. Où est la défense des droits, de l'État de droit, la fin de l'arbitraire et des pouvoirs secrets ? Avec le projet de loi qui cible tous ceux qui s'opposent à la direction proguerre et antisociale du Canada et prennent position à la défense des Premières Nations, du droit du Québec à l'autodétermination et pour une constitution moderne, il y a de quoi s'inquiéter. C'est également préoccupant quant à la défense du droit de conscience.

La sécurité des Québécois et des Canadiens réside dans leur lutte pour les droits de tous et non dans un État policier. L'adoption du projet de loi C-59 rendrait de moins en moins sécuritaire la vie des gens en raison de l'augmentation qui s'en suivrait des sales tours, des opérations occultes, de la diffamation et de la désinformation organisées par l'État, qui seront déclarées acceptables en pratique et légales. Les Québécois et les Canadiens ont dit Non ! à la Loi C-51 et à ses pouvoirs de police secrète. Ils ont maintenant le mandat de dire Non ! au projet de loi C-59 des libéraux de Justin Trudeau.

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