Chantier Politique

22 mai 2017

Numéro 14

180e anniversaire des rébellions du Haut et du Bas-Canada

Pour une constitution et des institutions modernes qui investissent le peuple du pouvoir souverain!

 

Célébration de Canada 150 au Manoir Papineau à Montebello
Se réconcilier avec la reine d’Angleterre et
ses institutions n’a rien de patriotique 

Le besoin d'institutions modernes basées
sur la défense des droits de toutes et tous

Les définitions des droits dans l'Acte d'Union de 1840
- Collectif Joseph Montferrand -

Monuments en hommage aux patriotes

Calendrier des activités de la Journée nationale des Patriotes


180e anniversaire des rébellions du Haut et du Bas-Canada

Pour une constitution et des institutions modernes qui investissent le peuple du pouvoir souverain!

Aujourd'hui, 22 mai 2017, est le 180e anniversaire des rébellions de 1837-1838 dans le Bas-Canada et le Haut-Canada. Ces rébellions avaient comme objectif d'engendrer des arrangements par lesquels le peuple serait investi de la souveraineté et non la couronne britannique. Partout au Québec, des marches, expositions historiques, conférences et spectacles ont lieu pour marquer cette période historique et honorer la mémoire des patriotes qui ont donné leur vie ou ont été forcés à l'exil dans la lutte pour mettre fin au pouvoir colonial britannique en établissant une République du Québec.

Le projet de république des patriotes a été écrasé dans le sang et c'est sur la base de cette répression qu'a été établi le gouvernement responsable et leurs institutions dites démocratiques en tant que gouvernement d'accommodation entre les intérêts de l'empire britannique et les classes dominantes de la colonie, et en tant que gouvernement de marginalisation et de répression du peuple. Ce gouvernement a pratiqué la politique britannique de diviser pour régner qui est encore celle imposée aujourd’hui sur toutes les questions. Ce gouvernement est devenu un gouvernement servant la destruction nationale et l'édification d'empire, engagé activement dans les guerres d'agression et de changement de régime des impérialistes américains pour la domination mondiale. Le projet des patriotes vit aujourd'hui dans le projet d'édification nationale des travailleurs et du peuple pour résoudre la crise profonde des institutions démocratiques désuètes, archaïques et dépassées et qui bloquent l’avancement de la société.

En cette occasion, le PMLQ appelle le peuple, en particulier les jeunes, à se pencher sur le contenu de la lutte des patriotes et les besoins qu'ils ont voulu servir, et sur les besoins d'une démocratie faite pour le 21e siècle qui reconnaît et garantit les droits de tous. C'est d'autant plus nécessaire alors que l'État anglo-canadien, par le biais du gouvernement Trudeau, célèbre le 150e anniversaire de la Confédération canadienne en célébrant ce qu'il appelle les « valeurs communes » des Canadiens, qui signifient l’accommodement aux valeurs de l’élite dirigeante et de son pouvoir.

Cela est fait entre autres pour masquer la réalité de l'histoire de répression et d'exploitation de l'État canadien et bloquer les changements nécessaires pour renouveler la constitution et la démocratie. À ce titre, nous publions dans ce numéro la 2e partie de la présentation qu'a faite le Collectif Joseph Montferrand le 7 mai passé à la Conférence sur l'avenir du Québec qui a pour titre Le besoin d'institutions modernes basées sur la défense des droits de tous et toutes. Pour lire la première partie, cliquer ici.

Honneur aux patriotes qui ont lutté et donné leur vie pour la cause du progrès de la société. Les patriotes d'aujourd'hui perpétuent leur mémoire en faisant avancer cette cause dans les conditions actuelles. La lutte des peuples du Québec, des Premières Nations et du Canada pour s'investir du pouvoir souverain est plus importante que jamais.

Que la classe ouvrière devienne la nation et investisse le peuple du pouvoir souverain ! Annexion, Non ! Souveraineté, Oui !
Oui à l'édification nationale ! Non à l'édification d'empire !

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Célébration de Canada 150 au Manoir Papineau à Montebello

Se réconcilier avec la reine d’Angleterre et ses institutions n’a rien de patriotique 

Le 17 mai, le gouvernement fédéral, par le biais de Parcs Canada, annonçait le coup d'envoi  des célébrations de Canada 150 au Manoir Papineau, dans la ville de Montebello, dans la région de l'Outaouais. Nous entendons souvent parler de ceux qui ont trahi le mouvement révolutionnaire des Patriotes de 1837-1838. À l'époque on parlait des « bureaucrates ». Ce sont ceux par exemple qui ont accepté de collaborer avec les forces d'occupation militaires de la reine d'Angleterre dans le Bas-Canada et le Haut-Canada à l'époque (on pourrait dire: et qui collaborent encore).

Il y a donc ceux qui ont concilié avec la couronne et qui ont eu accès au gouvernement et au pouvoir des institutions pour défendre leur droit à la propriété privée. Ils ont concilié avec le pouvoir non pas pour défendre et poursuivre la lutte pour la reconnaissance de la République mais plutôt pour défendre la monarchie britannique qui a trahi et usurpé le droit du peuple d'être le souverain.

Le 25 février 1838, Robert Nelson écrivait ceci à J-B Ryan fils: « Papineau nous a abandonné et cela pour des motifs personnels et familiaux concernant les seigneuries et son amour invétéré pour les vieilles lois françaises. Nous pouvons faire bien sans lui, et mieux que si nous étions avec lui ; c'est un homme bon seulement pour la parole, mais aucunement pour l'action. »

La ligne actuelle des historiens officiels et du gouvernement (c’est la même) selon laquelle tous ceux qui ont combattu ont en fait donné naissance aux institutions démocratiques actuelles est risible. Dans le fond, tous seraient des patriotes... Même les soldats puisqu'ils étaient payés par l'empire et servaient de chair à canon. Tout cela pour cacher que ce qui a été appelé « Constitution » du Canada n'a eu pour effet que de créer des institutions qui considèrent les droits comme des privilèges que le pouvoir exécutif peut retirer ou rendre selon son bon vouloir.

C'est sous le régime de Harper que les musées ont commencé à avancer l'idée à l'effet que « tous » sont patriotes, comme si la cause pour laquelle des centaines et des milliers de personnes ont lutté n'avait pas de fondement de classe et d'esprit ou progressiste ou réactionnaire !

Se servir du Manoir Papineau au Québec pour célébrer cet état de fait dans le cadre de ce 150e anniversaire du Canada est une véritable insulte au Québec qui est né dans cette lutte pour  l’indépendance.

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Le besoin d'institutions modernes basées
sur la défense des droits de tous et toutes

Les définitions des droits
dans l'Acte d'Union de 1840

La réponse aux aspirations démocratiques des peuples du Haut-Canada et du Bas-Canada en 1837-38, après leur répression militaire et la pendaison des patriotes qui ont refusé de s'accommoder aux institutions britanniques, fut l'envoi du Lord Durham pour étudier la situation et faire ses recommandations à Londres. On a fait de Durham un symbole de la volonté d'assimiler les francophones. L'ensemble de son rapport est effectivement rempli de passages haineux à l'égard des habitants du Bas-Canada parlant français. Mais l'esprit du rapport traduit plutôt un profond chauvinisme et un mépris désolant pour tout ce qui n'est pas britannique au service des intérêts fonciers et commerciaux britanniques. Au-delà de ce racisme patent, il y a une volonté de faire de la jeune nation une colonie véritablement britannique, de langue anglaise certes, mais de culture britannique surtout, afin d'en assurer la stabilité pour leurs intérêts financiers.


L'assemblée des Six Comtés les 23 et 24 octobre 1837 a réuni quelques 6000 patriotes à Saint-Charles, dans le Bas-Canada, en défi à la proclamation interdisant les assemblées publiques.

Le passage suivant met en lumière les véritables motivations de la politique de Durham qui n'est pas tant une question de faire disparaître une langue, mais bien une affaire de domination et de maintien du pouvoir colonial  :

«  En vérité, je serais étonné si, dans les circonstances, les plus réfléchis des Canadiens français entretenaient à présent l'espoir de conserver leur nationalité. Quelques efforts qu'ils fassent, il est évident que l'assimilation aux usages anglais a déjà commencé. La langue anglaise gagne du terrain comme la langue des riches et de ceux qui distribuent les emplois aux travailleurs. [...] Il s'écoulera beaucoup de temps, bien entendu, avant que le changement de langage s'étende à tout le peuple. [...] Mais je répète qu'il faudrait commencer par changer tout de suite le caractère de la province, et poursuivre cette fin avec vigueur, mais non sans prudence que le premier objectif du plan quelconque qui sera adopté pour le gouvernement futur du Bas-Canada devrait être d'en faire une province anglaise  ; et à cet effet que la suprématie ne soit jamais placée dans d'autres mains que celles des Anglais. [...] Dans l'état où j'ai décrit la mentalité de la population canadienne-française, non seulement comme elle est aujourd'hui, mais pour longtemps à venir, ce ne serait de fait que faciliter un soulèvement que de lui confier toute autorité dans la province. Le Bas-Canada, maintenant et toujours, doit être gouverné par la population anglaise. Ainsi, la politique que les exigences de l'heure nous obligent à appliquer est d'accord avec celle que suggère une perspective du progrès éventuel et durable de la province.  »

Aussi clairement que cela  : pour assurer le «  progrès éventuel et durable de la province  » il faut empêcher que soit «  confiée toute autorité dans la province  » à sa «  population  ».

C'est dans cet esprit, et selon les recommandations de Durham, que fut adopté l'Acte d'Union de 1840 à l'occasion duquel on donna une partie du territoire du Québec à l'Ontario et une partie de la dette de l'Ontario au Québec  ! C'est chez Lord Durham et dans l'Acte d'Union que l'on trouve les germes de la division du peuple sur une base ethnoculturelle.

L'évolution de la définition des droits dans la période 1840-1867

La période 1841-1867 est très intéressante  : on nous la présente comme étant une période de grande victoire pour la démocratie au Canada, c'est effectivement une période très importante d'implantation des institutions que l'on dit démocratiques, mais en même temps, c'est en fait une période de haute trahison et de capitulation. Tous les hauts faits de l'implantation de ce qu'on présente comme étant la démocratie canadienne sont en fait des hauts faits de la trahison nationale de la part des élites du Québec. C'est pour cela que les institutions dites démocratiques sont des accommodements raisonnables qu'on a institués sur la base de la négation du Québec.

Durant cette période, l'idée du «  bon sujet  » était mise de l'avant par les élites accommodées. Le bon sujet est celui qui est en marge de la conduite des affaires politiques, celui qui s'en remet à la monarchie pour se faire guider et s'accommode des institutions dites démocratique de l'Empire.

Toute cette idée de bon sujet est mise de l'avant par Papineau lors du débat sur le rappel de l'Union en 1849. Ce dernier clame que les canadiens-français sont tranquilles et loyaux à la couronne et que sur cette base l'Union est un désaveu envers les libertés des francophones. Cette idée est reprise plus tard par George-Étienne Cartier qui d'une part, défend le huis clos des conférences sur le projet de Confédération et d'autre part estime que le bon sujet s'en remet à la volonté des parlementaires. Les «  Canadiens-français  » sont des bons sujets selon Cartier puisqu'ils ont permis de développer les institutions britanniques en Amérique.

Parmi ces élites accommodées, le représentant le plus illustre est sans doute Louis-Hippolyte Lafontaine. Anobli en 1854 pour ses bons services envers la couronne, ce dernier à été l'un des plus grands capitulards et le principal promoteur de la conciliation avec l'Union de 1840. Lafontaine y voyait même une opportunité, «  un beau risque  » dira-t-on beaucoup plus tard...

Dans une adresse du 25 août 1840, au lendemain même de l'Union, c'est en ces termes qu'il en parlait aux électeurs de son comté  : «  Elle [l'Union] est un acte d'injustice et de despotisme, en ce qu'elle nous est imposée sans notre consentement [...]. S'ensuit-il que les Représentants du Bas-Canada doivent s'engager d'avance, et sans garanties, à demander le rappel de l'union  ? Non, ils ne doivent pas le faire.  »

Dans le même discours, Lafontaine se rallie aux institutions politiques des bâtisseurs d'empire en prenant soin de souligner la justesse de la solution Durham. Lafontaine rejetait «  l'opposition à outrance  ». Il disait qu'il valait mieux faire des compromis et accepter de jouer le jeu pour participer au pouvoir. Bref, concilier et abandonner le projet d'édification nationale en échange de miettes d'influences. C'est ainsi qu'en 1842, Lafontaine acceptait de participer au gouvernement et à l'administration de la colonie de sa majesté. Il déclarait fièrement  : «  Oui sans notre coopération active, sans notre participation au pouvoir, le gouvernement ne peut fonctionner de manière à rétablir la paix et la confiance qui sont essentielles au succès de toute administration.  »

En 1849, alors qu'il s'opposait à l'abrogation de l'Union de 1840, il vantait les mérites de sa politique de conciliation et de sa participation au pouvoir colonial  : «  Mais si vous et moi, M. l'orateur n'avions pas accepté la part qui nous fut faite en 1842, dans l'administration des affaires du pays, où en serait aujourd'hui nos compatriotes  ? Où en serait notre langue que, contre la foi des traités, un gouverneur avait fait proscrire par une clause de l'acte d'Union  ? Cette langue, la langue de nos pères, serait-elle aujourd'hui réhabilitée, comme elle vient de l'être dans la manière la plus solennelle, dans l'enceinte et dans les actes de la Législature  ?  »

Cette politique de conciliation avec les institutions politiques qui ont pour but de maintenir le peuple à l'écart du pouvoir souverain pèse lourd sur le Québec encore aujourd'hui.

Conclusion


La bataille de Saint-Charles le 25 novembre 1837 (tableau de Lord Charles Beauclerk)

La Rébellion de 1837-1838 est un événement important dans l'histoire du Québec et du Canada et il faut en saisir la signification pour comprendre la situation aujourd'hui et ne pas se laisser détourner par le chantage des forces de l'establishment selon qui la souveraineté du Québec équivaut à «  la destruction du Canada  ». Au contraire, l'établissement de l'État moderne du Québec sur sa propre base demeure nécessaire pour résoudre la crise constitutionnelle en faveur du peuple en mettant fin à l'emprise des institutions établies issues de la répression du projet d'édification nationale des patriotes de 1837-1838. Ce sont les institutions dites démocratiques basées sur les «  accommodements raisonnables  », les arrangements que les oligarques britanniques ont jugés «  raisonnables  » pour renforcer la domination coloniale britannique établie après la défaite de la France sur les plaines d'Abraham en 1759 et après que le Québec soit passé de colonie française à colonie anglaise. Le pouvoir britannique a divisé le peuple sur une base ethnoculturelle et enchâssé cette division dans l'Acte d'Union de 1840.

Depuis, la stratégie de diviser pour régner a servi, d'abord à l'État britannique et maintenant à l'État canadien, à imposer le diktat des élites dominantes au peuple du Québec et au peuple du Canada. Il est clair qu'après la Rébellion de 1837-1838, tous les patriotes qui refusaient de se concilier avec ces soi-disant accommodements raisonnables ont été soit pendus, soit exilés et que les institutions démocratiques actuelles du soi-disant gouvernement responsable, sorties de l'infâme Acte d'Union , ont comme but d'écarter le peuple de tout arrangement de partage du pouvoir. La situation actuelle montre que la cause pour laquelle les patriotes ont combattu en 1837-1838 appelle aujourd'hui la classe ouvrière à se constituer en la nation et à investir le peuple du pouvoir souverain de décider de ses affaires politiques, économiques, sociales et culturelles et de celles de la nation.

C'est d'autant plus urgent à l'heure où les gouvernements du Québec et du Canada intensifient la braderie des ressources naturelles et humaines, cherchent à établir de nouveaux arrangements qui facilitent l'annexion politique, économique et militaire du Canada et du Québec aux États-Unis des monopoles d'Amérique du Nord et restructurent l'État au service des monopoles les plus puissants dans le cadre du projet d'empire américain. Plus ils refusent de partager le pouvoir, plus ils parlent d'«  accommodements raisonnables  ».

Le résultat de ces politiques de destruction de la nation est que les élites dominantes ont plongé le Québec et le Canada dans une crise politique et constitutionnelle sans précédent. Leur refus d'ouvrir la voie au progrès de la société se voit dans leurs tentatives croissantes d'imposer la politique de division en fonction de la langue, de l'origine nationale, de la culture, des croyances, de la couleur de la peau, du sexe et autres considérations. Nous assistons quotidiennement aux querelles de factions qui rivalisent pour savoir qui est le meilleur représentant des valeurs du Québec, qui réduisent l'identité du peuple québécois à l'aspect linguistique et divisent le corps politique en fonction de l'appartenance ethnoculturelle pour arriver à imposer un nouvel «  accommodement raisonnable  » pour continuer de nier au peuple son droit d'être et son droit de décider des arrangements dont il a besoin pour s'épanouir.

Devant ces assauts contre la conscience, les travailleurs et le peuple du Québec ont un choix à faire  : ou bien continuer sur la voie tracée par les colonialistes britanniques il y a deux cents ans avec la politique consciente et meurtrière de diviser pour régner perpétuée par les élites au nom de « l'unité dans la diversité », ou bien trouver les moyens de mettre fin à cette situation et de bâtir l'unité fraternelle des peuples sur la base de la reconnaissance et de la défense des droits de tous. Seule la classe ouvrière peut parvenir à résoudre cette question par la voie du renouveau et du progrès contre la subversion et le blocage du renouvellement des institutions promu par les cercles dominants.

L'incitation aux passions sur la question de la langue, des différences ethnoculturelles et des valeurs ne vise pas le renouveau démocratique, elle fait partie de la vieille stratégie britannique de diviser pour régner, qui est à la base des institutions dites démocratiques qui privent toujours le peuple de son droit de se gouverner. Alors la tâche de la classe ouvrière et du peuple du Québec et du Canada est de briser toute tentative de prétendu «  consensus social  » pour diviser le peuple sur des bases racistes. Le renouveau démocratique est la solution à ce problème qui dure depuis deux cents ans, la subjugation de la nation du Québec par les institutions dites démocratiques qui privent le peuple du pouvoir souverain.

Au sujet de Joseph Montferrand


Sculpture de Jos Montferrand à Mattawa

Le Collectif Jos Montferrand, basé en Outaouais, prend son nom de Joseph Montferrand (1802-1864) qui a travaillé comme draveur et bûcheron dans le Haut-Canada et le Bas-Canada, surtout dans la vallée de l'Outaouais. Aussi appelé Joe Mufferaw, il est considéré comme un héros des travailleurs par sa force et son courage légendaires, surtout en opposition au traitement brutal des travailleurs canadiens par les employeurs britanniques. Ses exploits ont lieu en grande partie durant la période précédant la Rébellion de 1837-1838, durant ces années de protestations où l'insurrection grondait. Selon les récits que les gens en ont fait, il est devenu célèbre à l'âge de 16 ans, en 1818, alors qu'il mesurait déjà six pieds quatre pouces. À l'époque, la marine britannique organisait des tournois de boxe sur ses navires de guerre dans différents coins du monde et déclarait un « champion mondial de la boxe ». Au Canada, les soldats sur les navires britanniques dans le port de Montréal raillaient et provoquaient la foule de Canadiens rassemblés, ridiculisaient leur impuissance devant leur « Champion mondial de la boxe ». Cette année-là, le jeune Jos Montferrand releva le défi. Il monta sur le ring et jeta au tapis le « champion du monde » d'un seul coup de poing. Jos fut déclaré « champion du monde » à son tour, avec une bourse en prix, mais il refusa le titre et donna l'argent aux pauvres gens dans le besoin. Il est immortalisé entre autres dans les chansons Johnny Monfarleau de La Bolduc, Jos Montferrand de Gilles Vigneault et Big Joe Mufferaw de Stompin' Tom Connors.


Monuments en hommage aux patriotes

Laurentides


Devant l'église de Saint-Eustache où les patriotes se sont embarricadés. L'église fut incendiée. Sur la façade on peut voir encore aujourd'hui les traces des boulets de canon des troupes anglaises.



Fabrique de Saint-Eustache


Montréal


Cimetière Côte-des-neiges / Monument Duvernay au Cimetière Notre-Dame-des-Neiges



Monument en face de la prison Au-Pied-du-Courant


Rive-Sud


Saint-Constant



Napierville



Saint-Armand


Beloeil



Mercier / La Prairie



L'Acadie-Saint-Jean-sur-Richelieu



Saint-Antoine-sur-Richelieu / Saint-Denis-sur-Richelieu



Cimetière, Saint-Denis



Saint-Ours



Saint-Roch-de-Richelieu



Trois-Rivières



Saint-Césaire, parc Neveu



Mont-Saint-Hilaire



Saint-Paul-de-l'île-aux-noix


Paris, France


Paris


Australie


Hobart / Sidney

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