Chantier Politique

8 mars 2017

Numéro 7

Vive le 8 mars 2017, Journée internationale de la femme!

Luttons pour des arrangements modernes
qui humanisent la société



La lutte des femmes pour affirmer leurs droits confronte
la désuétude des institutions dites démocratiques
- Christine Dandenault
Statistiques sur les conditions des femmes et de leur famille


Vive le 8 mars 2017, Journée internationale de la femme!

Luttons pour des arrangements modernes
qui humanisent la société

Le Parti marxiste-léniniste du Québec salue le 8 mars, Journée internationale de la femme, pleinement confiant du succès de la lutte des femmes pour créer les arrangements nécessaires et modernes qui humanisent la société. Au Québec, des rassemblements, marches et rencontres se tiennent dans le cadre des activités du 8 mars 2017, afin de mettre sur la place publique les demandes et aspirations des femmes pour une société humaine qui sied à tous les êtres humains et examiner ensemble comment aller de l'avant.

Tout au long de l'année 2016,  les femmes ont été aux premières lignes des luttes contre la destruction nationale perpétrée par le gouvernement Couillard dans  le système de santé, l'éducation et les services de garde, que ce soit en tant que travailleuses ou en tant que bénéficiaires. De plus, l'opposition à la violence contre les femmes, particulièrement les femmes autochtones de Val d'Or et au Québec s'est exprimée par de nombreuses manifestations des femmes et jeunes filles en 2016. Les femmes exigent la fin de cette violence de l'État et que les crimes commis contre les femmes autochtones soient punis, rejetant les vieilles façons  coloniales de faire.

Les travailleuses du Québec et leurs pairs ont affronté avec courage et détermination l'offensive contre leurs conditions de travail et de vie, les attaques contre leurs régimes de retraite, imposées par les lois et décrets qui protègent l'ordre du jour des oligopoles. Elles se confrontent à un pouvoir de plus en plus concentré entre les mains des grands oligopoles privés mondiaux et de leurs représentants dans les exécutifs gouvernementaux qui dictent directement leur sort par l'utilisation de décrets, de lois spéciales et de mesures criminalisant les travailleurs et leur droit de se défendre à l'intérieur d'un gouvernement des lois.

Suite à la fusillade de la mosquée à Québec, c'est d'une seule voix que les femmes, les hommes, les jeunes et les familles de tous les milieux ont condamné la tentative de diviser ou de discriminer le peuple sur des bases racistes, sexistes, religieuses, tout comme le recours à la violence, que ce soit par des individus instables ou par l'État. Elles refusent la discrimination dont sont victimes les femmes sur la base de leur habillement ou de leurs croyances ou de leur provenance de pays jugés ennemis et ont appelé à la défense des droits de toutes et tous, comme une humanité. Elles rejettent également les tentatives de ces mêmes dirigeants, qui faisaient campagne il y a pas plus de six mois contre l' « islamisme radical », de maintenant faire campagne « contre l'islamophobie ».

Lors de l'élection de Trump aux États-Unis, les femmes du Québec ont exprimé, côte à côte avec les femmes des États-Unis et du monde, leur opposition au programme de guerre et aux attaques contre les droits que représente cette présidence. Elles exprimaient ainsi la conscience de la fin du « business as usual » et du besoin d'organiser leur résistance dans cette nouvelle situation.

Dans ces batailles, les femmes disent non, pas en notre nom, non à la destruction et l'austérité, non à la violence d'individus ou de l'État, non aux guerres et agressions, mais elles se heurtent à des institutions et des pouvoirs qui sont incapables d'affirmer ce Non. La Journée internationale de la femme en ce sens se tient dans un contexte où tout le mouvement pour l'affirmation des droits voit la nécessité de revoir comment mener la bataille dans les conditions actuelles.

La gouvernance imposée par une infime élite se montre incapable d'établir un processus politique habilitant les citoyens à réellement participer à la résolution des problèmes de la société comme un droit qui leur appartient. La division du corps politique au Québec est toujours invoquée pour masquer le fait que l'Assemblée nationale n'est pas capable de se renouveler en créant des mécanismes où le peuple a un contrôle direct sur les décisions qui y sont prises. C'est pourquoi on brandit des attaques contre le peuple en disant qu'il est raciste, que les nouveaux arrivants refusent de s'intégrer et que la jeunesse doit être espionnée pour éviter qu'elle se « radicalise. »

Ce qui bloque est le fait que les femmes et leurs alliés n'ont aucun contrôle sur toutes les discussions et questions qui les affectent. Elles luttent, résistent et poursuivent avec ardeur leurs réclamations qu'elles sont en droit de faire à la société : en tant qu'être humain pour exercer leur humanité et en tant que femme pour exercer leur féminité, en tant que femme issue des minorités, en tant que femme autochtone, etc. Ce sont des droits spécifiques qui pourront s'affirmer dans la lutte à la défense des droits de toutes et tous, sur la base de ces définitions modernes. Le nouveau cherche à naître dans des conditions extrêmement difficiles sous des formes renouvelées tenant compte de ces nouvelles conditions d'impunité, de régression et des pouvoirs de police. C'est tout à l'honneur des femmes de ne pas lâcher prise et de persister pour résoudre les problèmes qu'elles et toute la société confrontent.

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La lutte des femmes pour affirmer leurs droits confronte la désuétude des institutions dites démocratiques
- Christine Dandenault -

Le thème de la Journée internationale de la femme 2017 de Condition féminine Canada est : L'égalité, ça compte. La logique élaborée pour expliquer le thème est que « les stéréotypes sexistes nous empêchent d’avancer ». Parmi les activités proposées pour changer ces comportements on suggère de tweeter le plus possible avec le mot-clic #ÉgalitéCompte, ou de planifier « une activité de financement dans un milieu de travail ou à l'école pour un organisme de bienfaisance qui travaille avec les femmes. »

Il y a 106 ans qu'est célébrée la Journée internationale de la femme. Tout d'abord un appel à la paix lancé par les femmes d'Europe à la veille de la Première Guerre mondiale, elle représente la journée de la lutte des femmes du monde pour s'affranchir du vieux monde d'exploitation de l'être humain par l'être humain et pour créer un monde nouveau.

La dénaturation de cette journée par le gouvernement Trudeau et Condition féminine Canada est une autre illustration de combien les institutions dites démocratiques qu'ils représentent sont un obstacle à l'affirmation des demandes des femmes au pays. Les femmes et leurs collectifs mettent de l'avant des solutions pour faire de l'égalité de tous une réalité : investir dans la santé, l'éducation et les programmes sociaux, bénéficier de conditions de travail et de salaires permettant de vivre et de travailler dans la dignité. Elles appellent ainsi à un profond changement dans la direction de l'économie afin qu'elle serve les besoins des êtres humains et de la société et ne soit plus sous le contrôle des oligopoles mondiaux et des gouvernements à leur service.

L'insistance du gouvernement fédéral à dire que les femmes doivent épouser l'orientation économique de payer les riches comme source d'égalité puisque « [les sociétés] comptant 30 % de femmes au sein de leur direction pouvaient ajouter jusqu’à six points de pourcentage à leur marge bénéficiaire nette » fait écho à la visite du premier ministre Trudeau aux États-Unis alors que lui et Trump ont convenu de prendre des mesures pour encourager  les femmes à briguer les hauts lieux des conseils d'administration et des élites dirigeantes.

Au Québec, le Conseil du statut de la femme a de son côté annoncé sur son site qu'il organise un dîner-échange le 7 mars en collaboration avec le Consulat général des États-Unis. On y lit : « Cet événement réunira des adolescentes âgées entre 14 et 17 ans et des femmes influentes issues de divers milieux (artistique, politique, scientifique, sportif, médiatique, etc.). Les jeunes filles ont été choisies en raison de leur dynamisme et de leur implication dans leur milieu de vie ou leur école. Elles pourront profiter de ce moment privilégié pour poser toutes les questions souhaitées sur le parcours et les passions de ces femmes d'influence, et sans aucun doute se laisser inspirer par ces personnes d'exception ! »

Le fait que le Conseil du statut de la femme choisisse le Consulat général des États-Unis et les « femmes d'influence » aux États-Unis comme modèle pour les femmes est une véritable provocation pour les luttes actuelles des femmes et des peuples, notamment aux États-Unis, pour refuser l'ordre du jour de répression et de guerre qui s'escalade sous l'administration Trump. Si le Conseil du statut de la femme admire l'administration Trump, au point d'être prêt à utiliser le 8 mars comme paravent pour tenter de réconcilier les femmes et les jeunes filles avec un ordre du jour qui met à risque l'humanité entière, il se met en contradiction inconciliable avec les femmes qui ne se laisseront pas détourner ainsi en se faisant miroiter de devenir des Trump Power Women.

Si le gouvernement du Québec cherche à présenter les femmes et jeunes filles au personnel consulaire d'un pays, il pourrait organiser une rencontre avec le Consulat général de Cuba pour expliquer les victoires du système cubain contre le blocus, et partager l'expérience des femmes cubaines et du pays qui a éliminé l'analphabétisme et qui garantit à toutes et tous un système d'éducation et de santé gratuits, et ce, dans les conditions du blocus économique contre Cuba depuis plus de 50 ans.

La lutte pour l'affirmation des droits des femmes demeure un des plus importants problèmes que confronte la société et elle est intimement liée à l'émancipation de la classe ouvrière.  Le renouvellement des institutions et des processus actuels qui les marginalisent de toutes les questions qui les concernent, dont la direction de la société, est le problème posé et à résoudre.

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Statistiques sur les conditions
des femmes et de leur famille

Les femmes ont toujours été aux premiers rangs de la lutte pour les droits et le progrès de la société. C’est une lutte intimement liée à la lutte du peuple pour prendre contrôle de toutes les affaires qui le concernent, pour se placer en position de le faire pour résoudre les problèmes. Voici quelques données récentes sur quelques aspects de leur vie.


Études et travail

Encore en 2017, le salaire des femmes est en moyenne 30 % inférieur au salaire des hommes. Cette disparité se reflète à plusieurs niveaux. Selon le Portrait statistique du Conseil du statut de la femme publié en mai 2016, les femmes non diplômées travaillant à temps plein ne gagnent que 69,8 % du salaire médian d'un homme dans la même situation.

Pour tous niveaux de scolarité confondus, les femmes sont maintenant un petit peu plus nombreuses que les hommes à être titulaires d'un diplôme, soit 78,1 % contre 77,5 %, mais leur salaire est inférieur. Lorsqu'elles possèdent un diplôme, leur salaire atteint 80 % de celui des hommes diplômés.

Lorsque les femmes sont titulaires d'un diplôme d'études universitaires, leur taux d'emploi est de 81,5 %, comparativement à 83,4 % pour les hommes. Avec un diplôme d'études collégiales, ce taux est de 78,3 % pour les femmes et de 81,0 % chez les hommes. C'est la situation des femmes sans diplôme qui est plus problématique. Le taux d'emploi des femmes non diplômées est de seulement 38,3 %, comparativement à 52,3 % pour les hommes dans la même situation.

Pour les femmes immigrantes, des études plus avancées n'améliorent pas autant leur participation au marché du travail. Le taux d'emploi des femmes immigrantes titulaires d'un diplôme universitaire est de 69,1 %, par rapport à 78,5 % chez les hommes dans la même situation.

Exploitation sexuelle des enfants au Québec

Une étude de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, qui s'est déroulée entre juillet 2008 et mai 2009 auprès de 610 jeunes de 14 ans et plus dans 6 centres jeunesse, démontre que 25,1 % des filles et 7,2 % des garçons hébergés ont déjà reçu de l'argent, ou encore des biens en échange de relations sexuelles.

Parmi les jeunes ayant participé à cette étude, 9,1 % des filles et 1,2 % des garçons ont rapporté avoir dansé dans un « bar érotique » au moins une fois dans leur vie.

Un peu plus du quart de ces jeunes, soit 27,3 % des filles et 100 % des garçons, ont connu leur premier épisode de danse dans un « bar érotique » avant l'âge de 14 ans.

Selon le Conseil du statut de la femme (CSF), en 2012, les Canadiennes aux prises avec la prostitution affichent un taux de mortalité 40 fois supérieur à celui des autres femmes.

Toujours selon le Conseil du statut de la femme, plus de 80 % des personnes prostituées au Canada sont entrées dans la prostitution alors qu'elles étaient mineures. L'âge d'entrée dans la prostitution se situe entre 14 et 15 ans au Canada.

Analphabétisme

En 2016, pas moins de 53 % des Québécoises et Québécois de 16 à 65 ans sont considérés comme des analphabètes fonctionnels.

Seulement 11 % des Québécoises et Québécois sont en mesure de résumer des informations tirées de textes longs et complexes ou encore de juger de la fiabilité des sources lors d'une recherche sur le web.

On estime que 19 % de nos gens ne savent ni lire ni écrire. Cela signifie que plus de la moitié de la population québécoise n'atteint pas le seuil nécessaire pour fonctionner aisément dans une société de plus en plus complexe et qui carbure au rythme exponentiel du cyberespace.

Il demeure que plus d'un million de Québécois âgés entre 16 et 65 ans sont peu alphabétisés.

Il existe cinq niveaux de littératie. Au premier, les personnes éprouvent de la difficulté à lire, voire même à décoder des mots ou des phrases simples. Au second niveau, ce sont des lecteurs qui ne peuvent pas varier leurs lectures. Ils sont limités à lire des textes simples en se restreignant à faire des déductions faciles, et au mieux, en distinguant l'essentiel et le superflu dans un texte. Au troisième niveau, les personnes atteignent le seuil minimal souhaité pour obtenir un diplôme d'études secondaires et occuper un emploi. Enfin, aux niveaux quatre et cinq, les personnes qui s'y retrouvent sont aptes à traiter de l'information diverse et complexe.

En 2013, 27 000 Canadiens, dont plus de 5 000 Québécois, ont participé au Programme pour l'évaluation internationale des compétences des adultes de l'OCDE. À partir de cette enquête, la Fondation québécoise pour l'alphabétisation estime à 4 % la part de la population québécoise qui n'atteint pas le premier niveau de compétence.

Quinze pourcent représente celles et ceux qui se situent au niveau 1 et 34 % de la population sont au niveau 2. Donc, il y a plus d'un million de personnes âgées de 16 à 65 ans qui ont de la difficulté à maîtriser et traiter de l'information diversifiée et complexe. Dans une économie qui mise sur l'entrepreneuriat, les services professionnels, l'innovation, la recherche et le développement, cela fait beaucoup d'exclus et de personnes marginalisées.

Les résultats nous révèlent qu'au Québec, 4,1 % des adultes n'atteignent pas le niveau 1 et 14,9 % se situent au niveau 1 pour un total de 19 % ; 34,3 % se classent au niveau 2 alors que 46,8 % se placent aux niveaux 3, 4 et 5.

Une personne sur trois (34,3 %) au Québec est susceptible de se retrouver dans une situation où sa capacité à lire sera relative à la présence de conditions facilitantes ou d'environnements écrits non complexes. En 2003, 32,9 % des répondants se trouvaient à ce niveau.

Moins d'une personne sur deux (46,8 %) au Québec est susceptible de démontrer la maîtrise de compétences en littératie la rendant capable de lire en vue d'apprendre, de comprendre, d'agir ou d'intervenir en toute autonomie. En 2003, 51,1 % des répondants se trouvaient à ce niveau.

Endettement des ménages québécois

Chez ceux ayant contracté des dettes, la dette moyenne des ménages québécois a doublé entre 2000 et 2015. Par groupe d'âge, le bond a été davantage ressenti chez les moins de 35 ans, avec une multiplication par 2,5 en 15 ans. La dette moyenne des ménages de moins de 35 ans atteignait 125 000 $ en 2015, soit 56 % plus élevée que la moyenne générale, à 80 000 $.

Pauvreté au Québec

Selon des données récentes du Collectif pour un Québec sans pauvreté, sur dix personnes qui travaillent au salaire minimum, six sont des femmes. Les femmes gagnent en moyenne 2,55 $ de l'heure moins que les hommes. À la retraite, les femmes âgées de 65 ans et plus ne disposent que de 59 % du revenu des hommes du même âge.

Familles monoparentales : lorsque ce sont les femmes qui sont à la tête, 33 % sont en situation de pauvreté ; lorsque ce sont les hommes à la tête : 14 % sont en situation de pauvreté.

66 % des femmes des Premières Nations ont un revenu annuel inférieur à 10 000 $.

Le taux de chômage est 4 fois plus élevé chez les femmes immigrantes récentes (5 ans et moins) que chez les femmes nées au Canada.

Les femmes sont pénalisées davantage par l'offensive antisociale du gouvernement Couillard avec la réduction des services et soins de santé et d'éducation, de services de garde les hausses de tarifs, etc.

Insécurité alimentaire

Selon des données de 2016-2017, il y a plus de 1 800 000 de demandes d'aide alimentaire au Québec auprès des banques alimentaires du Québec.

Plus de 400 000 personnes au Québec, dont 150 000 enfants, ne mangent pas à leur faim. Les organismes d'aide alimentaire du Québec ont enregistré une augmentation de 34,5 % depuis la dernière récession en 2008.

Un total de 372 064 paniers de provisions et 1 426 546 repas et collations sont servis par mois à des Québécois souffrant de la faim. Douze pourcent des demandeurs mensuels sont servis pour la 1ère fois.

Près de la moitié des foyers ayant bénéficié d'aide lors de la dernière année étaient des familles avec enfants.

En raison d'un manque de denrées, 5,6 % des organismes ont dû fermer leurs portes plus tôt ou ne pas ouvrir certains jours entre 2015 et 2016.

Le réseau d'aide alimentaire québécois répond en moyenne à près de 1,8 million de demandes d'aide alimentaire d'urgence par mois.

10,8 % de ceux qui reçoivent l'aide d'une banque alimentaire ont un revenu provenant d'un emploi actuel ou récent insuffisant pour faire face au coût de la vie.

Selon le Bilan-Faim 2016, 137 000 personnes, dont 47 000 enfants de 0 à 17 ans (23 % des bénéficiaires), reçoivent une aide alimentaire chaque mois, par l'entremise des organismes.

Beaucoup trop de personnes souffrent d'insécurité alimentaire et nul n'est à l'abri.

Quelques statistiques générales concernant
les agressions sexuelles au Québec

Cinq pourcent des crimes sexuels sont rapportés à la police (JURISTAT, 2014) et 3 plaintes pour agressions sexuelles sur 1000 se soldent par une condamnation.(JURISTAT, 2014)

96,8 % des agresseurs sont des hommes (Sécurité publique, 2013) et 78,1 % des victimes sont des femmes (Sécurité publique, 2013)

Les deux tiers des victimes ont moins de 18 ans (Sécurité publique, 2013)

La majorité des victimes connaissent l'auteur présumé, soit 85,6 % des victimes mineures et 68,3 % des victimes adultes. (Sécurité publique, 2013)

Données des CALACS et les demandes d'aide

Selon les statistiques internes compilées par les Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) membres pour l'année 2014-2015:

-Près de 42 % des femmes attendent 13 ans et plus avant de demander de l'aide dans nos centres

-76.3 % des demandes sont liées à l'inceste ou à une agression sexuelle dans l'enfance ou l'adolescence

-Plus de 47.5 % des femmes ont 30 ans et plus. La honte, la culpabilité et les peurs associées à la violence sexuelle peuvent maintenir les victimes pendant très longtemps dans le silence

-87 % des agressions sexuelles sont commises dans un domicile privé

-96.8 % des agresseurs sont connus des victimes

-39 % des agressions sexuelles sont commises dans un domicile que la victime partage avec l'agresseur, 16 % au domicile de la victime, 22 % au domicile de l'agresseur, 6.3 % dans un lieu public ou à l'école, 4 % au travail et 1.4 % dans les transports

-Plus de 27 % des femmes et des adolescentes demandent de l'aide à un CALACS dans l'année qui suit l'agression

En 2014-2015, les CALACS ont reçu 1 850 demandes d'aide. 80 % de ces demandes provenaient de femmes et d'adolescentes qui appelaient pour la première fois. Les rencontres en individuel représentent 80 % des heures de service et les rencontres de groupe 20 %. Les interventions portent sur les suivis individuels, les suivis de groupe, l'accompagnement judiciaire ou médical, le soutien aux proches et les références.

Sources :
Table des responsables de l'éducation des adultes et de la formation professionnelle des commissions scolaires du Québec (TRÉAQFP)
Huffington post, septembre 2016
Collectif pour un Québec sans pauvreté
Conseil du statut de la femme
Fédération des maisons d'hébergement pour femmes
Des clés pour comprendre la littératie en 2014 : comment parvenir à une meilleure interprétation des résultats du PEICA en matière de littératie, Institut de coopération pour l'éducation des adultes, Hervé Dignard, juin 2014
Rapport de Campagne 2000
Les Banques alimentaires au Québec

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Toutes et tous aux actions du 8 mars,
Journée internationale de la femme!

Manifestation
« Célébrons la résistance des femmes »


Montréal
8 mars

Rassemblement à 17 h

Place du 6 décembre
(coin Reine Marie et Côte-des-neiges) Métro Côte-des-neiges

Facebook

Québec
12 mars
Rassemblement à
10 h 30
Pavillon Alphonse-Desjardins
(2325, rue de l'Université)
Pour informations : 418-622-2620


Cliquer ici pour la liste complète des actions au Québec


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