Ce que les
candidats du PMLQ ont à
dire
- Alexandre Deschênes, candidat dans Papineau -
La crise
démocratique ressort énormément dans cette élection : « Le gouvernement
Charest non seulement bâillonne l'Assemblée Nationale, mais tout le
peuple du Québec qui s'oppose à lui...c'est vrai pour les étudiants,
pour les travailleurs de Rio Tinto à Alma, pour les travailleurs de la
construction, pour tout ceux qui dénonce la répression utilisée par son
gouvernement pour étouffer la grande bataille que le peuple du Québec
livre pour une réelle démocratie, pour avoir voie au chapitre, pour
décider de son avenir. »
« La démocratie n'est pas une
chose qui s'arrête au 4 ans, pour qu'ensuite un parti au pouvoir puisse
faire ce qu'il veut. C'est ce genre de fausse démocratie qui engendre
le pillage des ressources naturelles du Québec, qui permet l'offensive
antisociale et qui fait en sorte que le gouvernement s'autorise à payer
les riches jours après jours. Leur démocratie, c'est en fait une
oligarchie financière qui sert les intérêts des grandes entreprises. »
En somme la question à savoir si
un parti doit être majoritaire ou pas en chambre est importante. Le 4
septembre le gouvernement qui sera formé ne doit pas se permettre de
faire ce qu'il veut. « Le seul mandat que le peuple donne dans ces
élections en débarquant les libéraux est un mandat anti néolibéral et
le futur parti au « pouvoir » ne pourra pas agir autrement, qu'il se le
tienne pour dit. »
Alexandre est Sommelier de
profession et oeuvre dans le domaine de la restauration depuis une
douzaine d'année. Résidant à Notre-Dame-De-La-Salette et père de 2
enfants, il comprend bien les problèmes auxquels sont confrontés les
travailleurs agricoles et les familles dans Papineau. Il a commencé à
militer dans le mouvement étudiant dans les années 2000 et a joint la
lutte contre la ZLÉA pendant le sommet des Amériques. Pour lui, la
seule démocratie véritable passe par un renouveau démocratique et
politique des institutions au Québec.
Une nouvelle direction pour l'économie
- Serge Lachapelle, candidat dans Sainte-Marie--Saint-Jacques
Dans un communiqué émis le 30 août, le Collectif pour un Québec
sans pauvreté rappelle qu'il coûtera moins cher d'éliminer la pauvreté
que de continuer à la tolérer.
« Au Québec, près d'un million de personnes vivent en situation de
pauvreté. De ce nombre, plus de 750 000 n'ont même pas un revenu
suffisant pour couvrir leurs besoins de base reconnus. La pauvreté use.
Les personnes qui la vivent ont davantage de problèmes de santé et leur
espérance de vie est inférieure au reste de la population. C'est
beaucoup de talent et de potentiel gaspillé. La société québécoise n'a
pas les moyens de renoncer à la pleine contribution de ces personnes »,
d'affirmer Robin Couture, porte-parole du Collectif.
Selon le Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion (CEPE), la
pauvreté entraîne des coûts sociaux de 5 milliards $ par année, au
minimum. « La lutte à la pauvreté et aux inégalités sociales devra être
vue par le prochain gouvernement comme un investissement, et non une
dépense. Tous les arguments sont là pour convaincre la population qu'à
terme, le Québec gagnerait largement au change », d'ajouter M. Couture.
Tout au long de cette élection, on a assisté à la lutte entre deux
visions de société. D'un côté il y a ceux qui considèrent qu'un Québec
moderne a besoin d'une nouvelle direction pour l'économie qui garantira
les droits de tous et toutes. C'est le point de vue défendu par la
classe ouvrière qui, en tant que productrice de toutes les richesses, a
le premier droit de réclamation à cette richesse et ne peut pleinement
la réclamer sans du même coup défendre les droits de tous.
De l'autre côté, on retrouve cette infime minorité de riches
représentée par le PLQ et la CAQ qui se targue d'être préoccupée par
l'économie. Depuis le début du déclenchement des élections, les médias
monopolisés ne cessent de répéter ce mensonge éhonté. À trois jours du
vote, les néo-libéraux du PLQ et de la CAQ viennent de répéter leur
menace, à savoir que la population a le choix entre l'économie et le
référendum. Mais ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour
entendre savent très bien que lorsqu'ils parlent d'économie, cela veut
dire mettre toutes les ressources de l'État au service des monopoles
pour la concurrence sur les marchés internationaux.
Ces élections doivent servir à avancer le programme de la classe
ouvrière et ses alliés, soit mettre fin à la politique de payer les
riches et avancer vers une nouvelle direction pour l'économie qui
garantira les droits de tous et toutes.
C'est la seule voie vers l'avant !
La «politique TVA» dans les élections
- Hélène Héroux, candidate dans Sanguinet -
Au débat des candidats de la circonscription de Sanguinet en
Montérégie, les jeunes ont fait remarquer que le fait que certains
candidats soient exclus du débat est la politique TVA.
C'est comme nous les étudiants, disent-ils. Parce qu'on s'oppose à la
hausse des frais de scolarité, parce qu'on défend le droit à
l'éducation et nos droits, nous sommes violents. Moi je me suis fait
matraquer en plein centre de la manifestation. La police est venue me
chercher. L'image est créée : les jeunes résistent au gouvernement
Charest, ils sont violents.
Que des partis politiques et leur vision du Québec soient exclus des
débats c'est la politique TVA. Ces médias monopolisés ont un intérêt
privé dans les élections et au Québec. Ils choisissent pour le peuple
ce qui est d'intérêt public, qui a le droit de parole jusqu'à déformer
la réalité et les gens. Si la réalité de la crise au Québec et de
l'offensive antisociale montre qu'elle est le résultat de l'agenda
néolibéral et si ses serviteurs, les libéraux de Jean Charest, sont
pointés du doigt, le tout est tourné en son contraire. La politique TVA
est très habile. Elle présente que la politique néolibérale est la
solution à la crise engendrée par l'agenda néolibéral. Le mal pour le
mal. Pourtant, un débat veut dire échange de vision, confrontation
d'idées, faire le bilan et trouver les solutions, il y a un espace au
changement dans un débat. Avec la « politique TVA », il faut rester la
masse silencieuse. Il faut rester stoïque et respecter ceux qui sont
responsables de la destruction nationale du Québec. Il faut écouter, en
maîtrisant notre impatience, les libéraux et leurs acolytes nous servir
« leurs solutions ». Celles qui vont enfoncer le Québec dans une
destruction nationale et offensive antisociale tous azimuts.
Malgré un silence imposé, pas le droit d'applaudir, pas le droit
d'intervenir. C'est le hasard qui décide si le nom est pigé, si on peut
parler. Les jeunes ont montré qu'ils ont du ressort. Qu'à cela ne
tienne, au débat, ils lèvent les bras en l'air et secouent les mains.
Ils applaudissent ceux qui tiennent tête et confrontent l'agenda
néolibéral. La « politique TVA » ne passe pas. Le 4 septembre prochain,
prenons l'espace. Défendons notre vision prosociale du Québec. Sortons
les libéraux et leurs semblables de l'Assemblée Nationale !
Les jeunes refusent de se taire! Bravo les jeunes!
- Normand Chouinard, candidat dans La Prairie
Parfois le temps qu'on a est comme une peau de chagrin. Il faut agir
vite. Ce fut le cas lors du débat de candidats dans Sanguinet.
« Vite mettez vos noms dans la boîte, les jeunes, leur dis-je, sinon
vous ne pourrez pas parler ! C'est un tirage au sort. On pige les noms
de ceux qui parlent et vous avez une minute seulement. »
Rapidement une partie des jeunes se rend voir les organisateurs pour
mettre leur nom dans la boîte. Après un premier refus de leur part,
prétextant qu'il était trop tard, les jeunes insistent et obtiennent le
droit de mettre leur nom.
« Nous voulons lire une lettre et rappeler un engagement important au
député de La Prairie François Rebello maintenant candidat de la CAQ, me
disent-ils, c'est un engagement qu'il a signé de son nom en appui aux
étudiants et contre la hausse des frais de scolarité le 11 novembre
2011. Il doit répondre de ses actes comme Jocelyne Bates du Parti
libéral. » La lettre en question est une lettre officielle de
l'Assemblée nationale, signée effectivement par le député Rebello, au
moment où il était membre du Parti québécois.
Près d'une heure plus tard, le nom du porte-parole de l'association
étudiante du Cégep de Saint-Jean sur Richelieu est pigé. La lettre est
brandie et tous peuvent voir qu'elle est manuscrite.
« Ma question s'adresse à Jocelyne Bates du Parti Libéral du Québec et
François Rebello. M. Rebello, avant la grève étudiante, vous avez signé
une lettre en appui aux étudiants et à leur grève, contre la hausse des
frais de scolarité. Vous devez respecter votre parole. Vous devez
soutenir les étudiants contre la hausse. Comment avez-vous pu voter
pour la loi 78 ? »
Applaudissements de la salle et bravos à l'unisson. La « majorité
silencieuse » peut enfin s'exprimer. Le modérateur appelle au silence
et au calme.
« Comme vous savez, je fais partie maintenant du caucus de la CAQ, mon
coeur est avec vous mais j'ai choisi M. Legault. J'ai voté pour la loi
78 parce qu'il y a du bon dans la loi 78, » répond Rebello, sous les
huées de l'assemblée.
Il ajoute : « En tant qu'ancien président d'une association étudiante,
j'ai toujours collaboré avec la police et donné l'itinéraire d'une
manifestation. Si je veux respecter ma parole et être contre la hausse,
il faudrait que je démissionne. Je ne peux pas être candidat et
démissionner. » La réponse de Rebello laisse tout le monde perplexe, le député refuse de rendre des comptes.
Immédiatement, la candidate libérale vient à son secours :« En tant que
candidate libérale, mère et grand-mère de petits-enfants, c'est sûr
qu'au début vous aviez une bonne cause. Mais vous êtes allés trop loin.
Vous ne voulez pas faire la part des choses. C'est juste 50 cents par
jour. Il faut prendre nos responsabilités et le gouvernement libéral
de Jean Charest fait preuve de patience... regardez vos prochains
rapports d'impôt, nous avons fait preuve de responsabilité. »
Les réactions de la salle ne se font pas attendre :« Mensonge ! c'est
1800 $ par année et pendant 4 ans », « C'est pour enrichir les banques
! » De nouveaux, les applaudissements fusent de partout, mettant en
évidence l'appui des gens aux demandes des jeunes.
Le modérateur, nerveux, intervient : « C'est tout le temps qu'on a pour la question. On passe à un autre sujet. »
Un des jeunes près de moi s'approche et me dit : « C'est quoi son
problème au candidat de la CAQ, et bien oui, s'il est intègre dans ses
convictions, il aurait dû démissionner, c'est simple.
Bravo les jeunes pour votre sagesse.
La vigilance est de mise
- Serge Lachapelle, candidat dans Sainte-Marie--Saint-Jacques
Ce qui est ressorti très clairement de la lutte des étudiants et
de leurs alliés dans leur mouvement qui est devenu une lutte pour un
Québec moderne qui reconnaîtra les droits de tous et toutes, c'est le
refus d'être passif. À vrai dire, les travailleurs, les jeunes, les
femmes ainsi que les nombreux groupes qui oeuvrent à la pleine
réalisation des droits de tous poursuivent sur cette voie durant cette
élection, rejetant ainsi l'appel du PLQ et de la CAQ qui demandaient
une trêve. Les médias monopolisés ont beau s'époumoner pour nous faire
croire que les étudiants et leurs alliés ont perdu leur lutte, il n'y a
rien de plus faux. De mille et une façons, le génie populaire s'active
pour défaire l'agenda néolibéral défendu par le PLQ et la CAQ.
Ce mercredi 29 août, dans son propre comté, le premier ministre a dû
affronter une cinquantaine d'étudiants déterminés à faire valoir leurs
revendications. Il a dû annuler sa visite et se retrancher dans un
hôtel pour y tenir un point de presse sous forte escorte policière. On
ne peut avoir plus belle illustration de la marginalité dans laquelle
se trouve les partisans de l'agenda néolibéral, protégés par la police
et promus par les médias monopolisés.
Questionné par les journalistes à savoir si la manifestation
constituait un geste d'intimidation, Jean Charest a répondu: « Quand on
se rend visiter des gens dans un commerce, dans un endroit public, et
qu'on menace de déranger et de perturber, je pense que ça dépasse les
bornes que je suis prêt à accepter. »
Quelle arrogance de la part d'un chef de parti qui a fait adopter entre
autre la Loi 12 qui sème le chaos dans les maisons d'éducation et
transforme celles-ci en véritables camps retranchés.
Il a ajouté: « Je crois, à partir de ce que je vois, de ce que je sais,
et de toute l'information que j'ai, que nous formerons un gouvernement
majoritaire. Portez attention, quelque chose se produit. »
Ces paroles illustrent bien la crise actuelle des libéraux, qui,
l'expérience le montre, tenteront tous les coups possibles pour
conserver le pouvoir avec leurs amis de la CAQ et gouverner pour le
compte des riches.
La vigilance est de mise !
Des
élections pas comme les autres
- Pierre
Soublière, candidat dans Chapleau -
Le ton des présentes
élections a été
donné par Charest
lorsqu'il a voulu faire de ces
élections un «
référendum » qui
solliciterait l'appui d'une soi-disant
« minorité silencieuse »
pour
appuyer sa répression violente et
antidémocratique de la lutte des
étudiants du Québec contre la
hausse. Personne n'est dupe. Il s'agit
d'un appel pour appuyer ses mesures
antisociales et de destruction
nationale sur tous les fronts, alors que le
droit des monopoles
l'emporte sur les droits des travailleurs,
les droits en santé, en
éducation, en environnement, etc.
Oui, c'est tout un culot, mais c'est
l'agissement d'un « chef » au
bout de sa corde.
À partir de cette pitoyable
déclaration, les
intérêts privés ont pris
le contrôle de la situation d'une
façon tout aussi effrontée et
irrationnelle. Un bon exemple de ceci est le
fait que le chef de
l'Option nationale siège à
l'Assemblée nationale et que cette
nouvelle
formation politique présente des
candidats dans 121 circonscriptions,
mais n'a pas été
invitée pour autant à aucun
débat commandité par les
médias monopolisés. En soi,
cela expose clairement le fait que ces
mêmes intérêts
privés ont décidé
dès le départ de
présenter leur «
version » du déroulement des
élections, de la façon la plus
arbitraire
et sans aucune base objective.
Ceci étant dit, tous ceux qui
prétendaient « s'opposer aux
débats
stériles », « apporter
quelque chose de nouveau » ou «
faire la
politique autrement », etc., se sont
mis à déblatérer dans
toutes les
directions – référendum,
séparatisme, questions de langue,
accommodement raisonnable, etc., etc.
Beaucoup, beaucoup de poussière,
en somme, un écran de fumée
qui fait oublier le gant jeté par
Charest
contre les travailleurs, les jeunes,
l'ensemble du peuple
québécois.
Toute cette activité comme pour mener
des élections les plus «
normales
» possible est en fait une expression
de la crise politique dans
laquelle l'élite politique et
économique est plongée. Ce
sont des temps
excitants, non pas pour
l'intérêt que ces combats de
coq soulèvent
puisque les gens en sont
écoeurés depuis belle lurette,
mais parce que
tout le monde est appelé à
occuper l'espace de changement qui s'ouvre
à
nous. D'une part, cet espace on l'occupe en
ne se laissant pas divertir
par les vieilles rengaines, mais en se
concentrant sur un vote qui
exprime une fin de non-recevoir claire et
précise envers Charest et ses
libéraux, mais aussi envers leur bras
droit néolibéral, la CAQ -
équipe
François Legault. D'autre part,
toutes les luttes menées au cours des
trois mandats des libéraux, et en
particulier celle des étudiants,
mettent objectivement à l'ordre du
jour l'avancement d'une nouvelle
façon de faire – appelons ça
bel et bien la démocratie de la rue –
tout
en prônant un gouvernement qui joue
son rôle de bel et bien
défendre le
bien public.
Faisons
échec au coup
électoral: le 4 septembre
sortons la vision
néolibérale de
l'Assemblée nationale
-
Claude Brunelle, candidat dans
Bourget
Alors que
partout au
Québec le génie populaire
s'affaire à
développer les initiatives pour
sortir les libéraux du
pouvoir, les chiens de garde de la
vision néolibérale,
désespérés, se font
peur à eux-mêmes
en agitant l'épouvantail de la
souveraineté de la main
gauche et se consolent avec leur sauveur
anti-peuple de la main droite.
À quelques jours du vote, il est
maintenant évident que
la machine est en marche pour tenter un
coup électoral qui
donnerait le pouvoir à une
alliance Charest-Legault. Le fer de
lance de cette machine anti-peuple est
La Presse de Desmarais et Power
Corporation d'une part et la
société Radio-Canada sous
l'emprise de la dictature Harper de
l'autre. Le premier use de
formulations confondantes pour
présenter des sondages
tendancieux donnant la CAQ majoritaire,
alors que l'autre multiplie les
entrevues d' « analystes »
qui alimentent la confusion en
présentant tous ceux qui
n'avancent pas de solutions
néolibérales comme des
facteurs de chaos social,
d'instabilité et de danger
économique. À les
entendre, c'est comme s'ils
étaient sur la planète
Mars
tout le printemps dernier, ou encore
qu'ils prennent les travailleurs,
la jeunesse et tout le peuple du
Québec pour des ignorants, des
inconscients, des sans expérience
de la vie.
Le peuple sait
par la vie quotidienne que la
préoccupation de ces
néolibéraux n'a rien
à
voir avec son bien-être
économique ou le
développement de la nation.
C'est qu'ils ont peur, peur de ne
plus être en pouvoir de voler
les pensions des travailleurs, peur
de ne pas pouvoir endetter la
jeunesse pour le demi-siècle
à venir, peur de ne pas
s'emplir les poches en laissant
aller
les richesses de la nation dans les
coffres des monopoles
étrangers. C'est la peur que
les travailleurs, les jeunes, les
personnes âgées, les
femmes, les Premières nations
ne fassent un pas de plus dans
l'affirmation de leur vision de
société et du pouvoir
de décider. Ce qu'ils
appellent avec mépris le
pouvoir de la rue est, dans ces
élections, à
s'organiser pour construire son
mouvement
politique conscient et
organisé pour occuper
l'espace du
changement. Et partie de cette
occupation du changement sera la
mise
à la porte de
l'Assemblée nationale de la
vision
néolibérale le 4
septembre prochain.
Ne
permettons pas aux
néolibéraux de
contrôler
l'Assemblée nationale le 4
septembre!
-
Geneviève Royer, candidate
dans Pointe-aux-Trembles
Depuis les derniers mois, le
Québec est
témoin d'une expression collective du
genre de
société dans lequel le peuple
veut vivre. Les discussions
sur le type d'avenir que nous voulons pour
le Québec, à
qui il doit bénéficier sont
présentes dans les
rues, les maisons d'éducation, les
endroits de travail et dans
les quartiers. Bien entendu, la vaste
majorité du peuple au
Québec souhaite que cette discussion
se traduise dans le
résultat des élections du 4
septembre, tout d'abord en
défaisant le gouvernement de Jean
Charest.
Dès le déclenchement des
élections, la bourgeoisie
et sa presse se sont activées pour
présenter une «
alternative » à son
fidèle commis-voyageur Charest,
en la personne de François Legault et
sa CAQ. On a l'impression
qu'un coup électoral se
prépare contre le Québec:
assurer le contrôle de
l'Assemblée nationale par deux
partis soumis aux politiques
néolibérales auxquelles le
peuple est confronté depuis 9 ans.
Les attaques
concertées de ces deux partis sur
Pauline Marois et la question
référendaire et le climat de
frénésie
entourant les débats des chefs
montrent le climat de division
que les partis de
l'establishment imposent au peuple, alors
que celui-ci veut s'unir derrière un
projet de
société où il
contrôle ses institutions
publiques et où il a du
pouvoir sur les
décisions prises qui affectent sa vie
et celle des collectifs
auquel il appartient. Cela demande un climat
politique où les
choses peuvent être débattues
et les conclusions
justifiées en soient tirées.
En ne permettant pas d'espace aux
libéraux et aux
caquistes pour diriger
l'Assemblée nationale le
4 septembre, c'est un pas dans
cette direction.
Les
travailleurs de la
Montérégie
dénoncent le Plan
Nord et se demandent où est
le Plan Sud?
- Normand
Chouinard, candidat dans
La Prairie
La promesse de Jean Charest de
créer 250 000
emplois dans son prochain mandat est une
fraude. Il a
répété cette promesse
plutôt cette semaine
dans la circonscription de Laprairie, en
plein coeur du secteur
industriel, à l'usine Berlie Falco,
spécialisée
dans la fabrication d'équipements en
acier inoxydable. Il a dit:
«Notre objectif est de créer
250 000 emplois et les
entreprises manufacturières sont au
coeur de ce projet.»
Il a indiqué que son parti
déposera un
plan d'action de 750 millions $ sur cinq ans
à cet effet.
Charest a réaffirmé que pour
lui, le secteur
manufacturier est primordial pour le
développement
économique du Québec et qu'il
représente à
lui seul plus de 12% des emplois.
Pendant neuf années de pouvoir, les
libéraux de Jean
Charest ont dirigé la destruction du
secteur manufacturier, sans
prendre un iota de responsabilité
pour les conséquences
dans la vie de milliers de travailleurs et
leur famille. Pendant
près de neuf ans, des
communautés entières du
secteur de la forêt ont connu la pire
crise économique
mettant en péril la survie même
de leurs villes et
villages. La ville de Montréal a subi
les contrecoups de
fermetures d'usines massives (Electrolux,
Shell, Mabe...), augmentant
ainsi le niveau de pauvreté dans
plusieurs quartiers et villes
de la métropole. Dans les
régions du Québec, des
secteurs entiers comme le textile, le
caoutchouc, le meuble ont
pratiquement disparu. En
Montérégie, le secteur
manufacturier vit constamment une
instabilité par les multiples
fermetures également (Olymel,
Prysmian, Quad graphics, etc.) et
la liste est longue.
Qu'est-ce qui a changé en
réalité qui n'existait
pas avant pour que les libéraux aient
l'audace de lancer de
telles promesses? Absolument rien! Les
travailleurs déclarent
que les libéraux auraient dû
s’occuper de créer des
emplois durant les 9 dernières
années au lieu de venir
nous insulter en nous racontant des
histoires d’élections.
Plan Nord -
le silence de Jean Charest
-
Normand Fournier, candidat dans Taillon
Lors de la présentation en grande
pompe du Plan Nord au
printemps 2011, Jean Charest
déclarait que le Plan Nord serait
un des enjeux principaux des prochaines
élections au
Québec. Il a
répété ceci sur
toutes les
tribunes d'Europe et des
Amériques lors de ses
tournées
de promotion du Plan Nord, «le
projet d'une
génération».
Nous sommes au 28e jour de la campagne
électorale et nous avons
à peine entendu les mots
«Plan Nord» de la bouche de
Charest. Que se passe-t-il ?
La réponse à cette
question nous est donnée par la
candidate du Parti libéral dans
Duplessis, Lise Pelletier, ainsi
que par la candidate du Parti
québécois, Lorraine
Richard. Cette dernière
déclarait au journal Le Soleil
: « Tout le
monde me parle du développement
nordique, du Plan Nord et de ses
répercussions négatives
comme le manque de main-d'oeuvre,
de logements et de garderies. Des PME
qui doivent fermer leurs portes
par manque de personnel. » «
Ça prend un
véritable plan de
développement économique
des
régions du Nord, non un Plan Nord
conçu pour faire
plaisir aux entreprises minières.
»
Pour sa part Lise Pelletier, candidate
libérale, admet que le
Plan Nord a créé des
tensions, « que tout arrive en
même temps et ça a un
impact sur le développement
social ». Au point que les gens de
Fermont disent qu'ils ne
reconnaissent plus leur ville en raison
du développement tous
azimuts.
Au printemps 2012, les maires des villes
et villages de la Haute et
Basse-Côte-Nord se plaignaient des
problèmes sociaux qui
accablaient dorénavant la
région. Ils mentionnaient la
prostitution, le commerce de la drogue,
la conduite en état
d'ébriété, la
hausse du prix des logements
dû à leur rareté et
une multitude de délits
occasionnés par la venue et le
passage d'un grand nombre de
travailleurs à la recherche d'un
des emplois promis par le Plan
Nord. « C'est pas tout le monde
qui gagne 150 000 $ ici. Les
pauvres s'appauvrissent
véritablement.s »
Depuis le début de 2012, le prix
des matières
premières dont celui du fer est
à la baisse. Les projets
miniers des monopoles internationaux
annoncés à coup de
milliards de dollars sont
retardés ou leur
développement
est ralenti. Rien pour faire pavoiser
Jean Charest. De plus, le
gouvernement Charest promettait de
développer l'infrastructure
permettant l'implantation des projets
miniers. Il a dû reculer
sur cette question devant le
mécontentement et le refus de la
population de payer pour des routes et
des lignes électriques
destinées à l'usage des
monopoles privés. Aussi,
les Québécois ne croient
pas dans la promesse de Charest
de rembourser la dette du Québec
au moyen des redevances
tirées de l'exploitation des
ressources naturelles non
renouvelables du Nord.
Gardons
le
cap : le 4 septembre, il faut
défaire les libéraux
et
toute alliance
libérale-caquiste
-Christine
Dandenault,
candidate dans Hochelaga-Maisonneuve
L’enjeu
dans
cette élection est de gagner la
bataille pour se
débarrasser des libéraux et
empêcher toute
possibilité d’avoir une alliance
libérale-caquiste
à l’Assemblée nationale
comme prochain gouvernement.
C’est la meilleure contribution qu’on peut
faire pour faire avancer les
choses, débloquer ce qui bloque; la
tâche
immédiate. Les problèmes
causés par les
gouvernements contrôlés par
des partis qui essaient de
plaire à l'oligarchie
financière ne seront pas
résolus mais au moins
l'élection ne leur donnera pas un
soi-idsant mandat de le faire. Au
contraire, elle sera une
déclaration claire et forte que le
peuple est contre cette
vision néolibérale de
société où le
gouvernement se sert du pouvoir pour payer
les riches. Ce serait un pas
en avant dans le sens que cela permettrait
au peuple de tenir le
gouvernement qui est élu
responsable d'appliquer une politique
qui arrête de payer les riches, qui
arrête la privatisation
de l'éducation et de la
santé et les PPP et qui augmente
les investissements dans les programmes
sociaux.
Au cours des derniers jours, cette
volonté du
peuple québécois de se
défaire des libéraux
est attaquée de toutes parts par les
médias
monopolisés venus à la
rescousse des défenseurs du
programme de destruction nationale. La
vieille méthode de
diviser, de soulever des doutes, de brandir
la peur et la menace quant
à l’affirmation du droit à la
souveraineté, de
sortir des sondages pour empêcher les
gens de
réfléchir par eux-mêmes
est utilisée.
Nous sommes à la dernière
semaine des élections.
Le National Post est même intervenu
pour déclarer que les
libéraux étaient en tête
avec un sondage du
désespoir. L’establishment canadien
n’a pas dit son dernier mot
et prête main forte à la vision
néolibérale
défendue par Jean Charest et les
caquistes. N’est-ce pas ces 2
compères qui ont assuré leur
collaboration à la
dictature Harper lors du débat des
chefs ? Est-ce qu’un coup
électoral se prépare ? Les
libéraux et caquistes
répètent qu’appuyer la vision
néolibérale,
c’est un gage de stabilité et de
prospérité.
Appuyer la vision prosociale d’une
société qui prendrait
soin de tous serait gage de chaos et
d’instabilité.
Instabilité pour qui ? Soyons
vigilants et ne nous laissons pas
divertir.
Le 4 septembre, il faut garder le cap et
rester proactif : tous aux
urnes pour défaire les tenants d'une
vision
néolibérale de la
société!
Ne
ménageons pas les efforts
pour défaire les
libéraux!
-
Diane Johnston, candidate dans Mont-Royal
Toute société qui se respecte
doit oeuvrer à
créer pour sa jeunesse les conditions
pour un avenir meilleur.
Nécessairement, cela veut dire de
leur fournir un système
d'éducation moderne. Toutefois, la
vision du gouvernement
Charest est de privatiser et transformer
l'éducation en un
business lucratif.
Actuellement au niveau collégial,
plusieurs
étudiants qui font une demande pour
être admis à un
programme à temps plein se voient
refuser à cause de la
concurrence élevée Pour
les milliers qui ne
sont pas acceptés dans un programme,
l'alternative est de
s'inscrire à l'éducation
permanente. Une session à
temps partiel peut coûter plus de 500$
si l'on tient compte du
coût des livres et autres
matériel didactique
nécessaire pour les cours. En plus,
les étudiants doivent
payer ces frais presqu'immédiatement
au risque de se voir
annuler leurs cours.
On dit que les étudiants du
Québec au niveau
postsecondaire paient les frais de
scolarité les moins
élevés au Canada, mais c'est
parce qu'ils se sont
organisés et ont lutté pendant
des années pour
contrer les hausses. Leur lutte inspire la
jeunesse partout au Canada.
Récemment, leurs représentants
n'avaient pas leur
égal quand le temps est venu de
défendre le droit
à l'éducation, faisant valoir,
faits à l'appui,
pourquoi les frais de scolarité
doivent être gelés
et comment les investissements dans
l'éducation doivent
être accrus. La seule réponse
qu'ils ont reçue du
gouvernement Charest a été son
refus de négocier
avec eux, une arrogance sans bornes et la
violence de l'État.
Dans la circonscription de Mont-Royal
où je suis candidate, 42 %
de la population ont moins de 30 ans par
rapport à seulement 37%
pour tout le Québec (source:
recensement canadien de 2006). La
majorité de la population de la
circonscription (52 %)
représente des minorités
nationales qui travaillent dans
des emplois
sous-rémunérés
où 42-43 % de
tous les hommes et toutes les femmes
âgés de 15 ans et
plus ont en 2005 obtenu un salaire de moins
de 15 000 $ par
année. Selon le même
recensement de 2006, 20 % de la
population scolarisée de la
circonscription ont obtenu un
diplôme d'études secondaires et
14 % de cette même
population a obtenu un certificat ou
diplôme collégial.
La participation au vote a constamment
baissé: de 59,6 %
à l'élection
générale de 2003, à
54,4 % en 2007 et à 38,7 % en 2008
(source : DGEQ). C'est le
reflet de comment les gens sont
marginalisés et croient que
l'actuel processus électoral ne leur
permet pas d'avoir un
pouvoir de décision sur les affaires
politiques et
économiques.
Défaire les libéraux durant
cette élection est une
façon de faire avancer les choses et
d'occuper l'espace du
changement. Cela signifierait une victoire
pour le peuple, un refus de
concilier ou de participer à la
corruption, l'arrogance et la
violence des libéraux de Charest.
Nous défendrons ainsi
notre jeunesse.
Le 4 septembre,
occupons l’espace du changement
et défaisons les
libéraux !
- Gabriel Girard-Bernier,
candidat dans Hull
Durant les élections du 4
septembre, les
travailleurs et le peuple doivent en
profiter pour avancer leurs
intérêts et s’engager dans le
renouveau du processus
politique, dit Gabriel Girard-Bernier.
« La crise politique s’accentue et les
partis politiques des
riches sont de plus en plus incapables de
stabiliser leur
système politique pour maintenir leur
légitimité.
C’est l’occasion pour les travailleurs, la
jeunesse et le peuple de
lancer un message fort en se joignant au
travail du renouveau pour
occuper l’espace du changement »,
explique-t-il.
La grève étudiante est une
manifestation de cette crise.
« Les cercles dominants cherchent
à isoler, marginaliser
et criminaliser tout ceux qui mènent
la lutte sur la base de
leurs intérêts dans la
société et les
intérêts de la
société même. On ne
peut accepter que les étudiants qui
luttent courageusement
depuis 7 mois soient attaqués par
tous les partis des riches
sous l’argument qu’ils doivent être
« responsables »
et saborder leurs organisations,
soutient-il.
Les partis politiques de l’establishment
cherchent à diviser le
peuple sur la base de leurs
différents programmes, à
transformer les organisations populaires en
machines électorales
et à étouffer les luttes en
plébiscite sur les
chefs de partis. Le système
électoral a pour but de
choisir ceux qui vont former le
gouvernement, mais c'est une fraude
parce qu'ensuite ils gouvernent au service
d'intérêts
privés. « Au contraire, dit
Gabriel, les différents
collectifs du peuple doivent demeurer
extrêmement actifs sur le
plan politique et social, et refuser
l’apathie qu’exigent les partis
politiques des riches pour réaliser
dans la soi-disante paix
sociale les plans de destruction et de
braderie de la bourgeoisie
», conclut Gabriel.
Gabriel possède une formation en
journalisme et en sommellerie.
Il est depuis plusieurs années un
travailleur du secteur de la
restauration et de l’hôtellerie.
Activiste politique bien connu
dans l'Outaouais, il a longtemps
milité au sein du mouvement
étudiant, et il milite activement
pour donner une nouvelle
direction au Québec.
Le
4
septembre, occupons l’espace du changement
et défaisons les
libéraux !
Votons marxiste-léniniste !
Une
nouvelle
direction pour le Québec !
-
Jean-Paul
Bédard, candidat dans Laviolette
On reconnaît le caractère
humain d'une
société par comment elle
garantit les droits de tous ses
membres. Le Québec n'y échappe
pas et aux dires
mêmes de Jean Charest, un des enjeux
de cette élection est
« Quelle genre de
société, nous voulons ».
Pour les libéraux de Jean Charest, le
choix est
déjà fait: défendre les
intérêts des
monopoles aux dépens de
l'intérêt public, par des
projets tels le Plan nord qui, selon
Charest, est passé d'un
« projet d'une
génération » à
celui de
« plusieurs générations
». Ce n'est pas un
hasard s'il a changé le vocable, car
il sait pertinemment que
les magouilles de piller le trésor
public pour payer les riches
sous le couvert « d'investir dans le
secteur-
privé-générateur-d'emplois
» ne tiennent pas
la route. Il demande alors au peuple
québécois de
patienter pendant «plusieurs
générations »,
d'abandonner entre temps son sort aux mains
des libéraux ou, au
mieux de la CAQ, tout en espérant
obtenir d'éventuelles
retombées.
Les gens de la circonscription de Laviolette
ne sont pas dupes et l'ont
exprimé maintes fois dans le travail
de porte à porte
pour obtenir leur permission d'être
candidat pour le PMLQ. Ils
ont illustré comment tout le secteur
de l'industrie
forestière a été
dévasté par les
accords de libre-échange entre le
Canada et les
États-Unis et que depuis ce temps,
toutes les subventions
d'État données aux riches pour
créer des emplois
dans cette industrie se sont
avérées frauduleuses.
Ce que la Mauricie comme toutes les autres
régions du
Québec a besoin, c'est d'une nouvelle
direction. Le gouvernement
a le devoir de protéger les droits,
surtout le droit du peuple
à décider de ce qui adviendra
du Québec.
Défendons les droits de tous, dont le
droit de décider
collectivement de l'avenir du Québec,
en mettant toutes nos
ressources naturelles, sociales et humaines
à la disposition du
bien-être de tous. Il faut
arrêter de payer les riches et
augmenter les investissements dans les
programmes sociaux !
Dehors les libéraux ! Luttons pour
une nouvelle direction pour
le Québec!
Pourquoi
Charest
ne
parle
plus
des
frais
de scolarité
-
Yvon
Breton, candidat dans Gatineau
Lors du déclenchement des
élections le
1er août, Charest avait dit que les
étudiants se sont fait
entendre et « c'est maintenant au tour
des
Québécois de prendre la parole
». Il a dit que
l'élection serait un
référendum sur le choix de
société: celle des
libéraux et celle qui a
inspiré le mouvement de protestation
des étudiants.
Mais maintenant, il voudrait qu'on oublie
tout ça. Pourquoi ?
C'est bien évident : les sondages
indiquent que les
libéraux s'enlignent pour manger une
raclée et que
Charest lui-même peut être battu
dans son comté.
Autrement dit, la vision des libéraux
va être battue
à plate couture lorsque
confrontée à celle qui a
inspiré les étudiants et tant
d'autres secteurs de la
société.
Tout le monde sait que les libéraux
avaient fait le calcul froid
et brutal qu'ils seraient avantagés
dans une élection
s'il y avait des affrontements violents
à la rentrée
forcée des cégeps sous la
menace de la loi
spéciale. Mais les choses ne se sont
pas passées comme
ils le voulaient et maintenant ils veulent
« changer de sujet
».
Ça ne passera pas !
Non seulement la vision de
société demeure-t-elle au
coeur de l'élection, mais elle le
sera après
l'élection. Une fois que le peuple
aura clairement dit Non !
à la vision de destruction nationale
des libéraux, le
champ sera libre pour élaborer sa
propre vision de
société. Ce sera le droit et
la responsabilité de
l'ensemble du corps politique, pas à
un ou des partis politiques.
Ce
n'est pas d'une éducation
esclavagiste
dont
a besoin le Québec
moderne
-
Claude
Brunelle, candidat dans
Bourget
Décidément, chaque jour montre
que nous n'avons pas de
premier ministre au Québec, mais bien
un marchand d'esclaves.
Visitant son comté de Sherbrooke dans
lequel il pourrait bien
recevoir la raclée électorale
de sa vie, notre marchand
d'esclaves a annoncé que s'il est
réélu, il va
introduire l'obligation pour les jeunes du
secondaire 4 de faire 10
heures de travaux communautaires et que le
programme d'étude
sera réorienté pour
développer l'esprit
d'entrepreneuriat chez ces derniers et chez
ceux de 5e secondaire.
Oh là là! C'est toute une
réponse aux demandes des
centaines de milliers d'étudiants du
Québec qui depuis
des mois réclament des mesures pour
la gratuité scolaire
et une éducation de qualité.
Non seulement a-t-il décidé
que les jeunes du
collégial et des universités
seraient formés comme
des esclaves économiques
enchainés aux
intérêts des banques par des
prêts qui prendront des
dizaines d'années à être
remboursés, mais
maintenant, notre marchand d'esclaves veut
former les jeunes
adolescents à combler le manque de
personnel dans les
institutions publiques qu'il a
transformées en machine à
enrichir les intérêts
privés au détriment du
bien commun.
L'esprit du marchand
d'esclaves n'a pas de limite
dans sa volonté de soumettre toute la
société aux
intérêts privés des
monopoles. D'abord il
transforme en nécessiteux les
travailleurs retraités en
permettant le vol de leurs pensions, il
détruit les
organisations de défense des
travailleurs pour en faire de la
main-d'œuvre bon marché pour les
monopoles du Plan Nord, il
enchaîne les milliers
d'étudiants aux institutions
financières pour des
décennies, et maintenant il veut
mettre les jeunes à la disposition
des intérêts
privés monopolistes. Cela n'a aucun
sens. Il faut mettre dehors
ce gouvernement, ce marchand
néolibéral, et ne pas
permettre l'entrée de ses cousins
germains de la CAQ non plus.
Dans ces élections, il faut continuer
d'exiger le gel des
hausses de frais de scolarité et puis
aller plus loin pour que
l'éducation gratuite soit pour tous.
Il faut avoir dès
maintenant une éducation de
qualité, des services et
programmes qui la soutiennent, des
conditions de salaire et
d'enseignement pour les enseignants qui leur
permettent de faire leur
travail adéquatement. De plus, on
doit établir des
mécanismes qui permettent que ce soit
ceux qui œuvrent en
éducation qui décident de son
développement afin
qu'elle réponde aux besoins modernes
de la
société, ainsi que de leurs
conditions de travail et de
rémunération.
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